Différences entre les générations X, Y, Z et Alpha en milieu professionnel

Comprendre les spécificités de chaque génération au travail est devenu crucial pour les entreprises. En effet, les générations X, Y, Z et bientôt Alpha affichent des valeurs, attentes et modes de travail distincts, fruits de leur contexte socio-économique et technologique. Ces différences marquent un véritable choc des cultures : par exemple, les baby-boomers prônaient la loyauté et la carrière linéaire, là où les jeunes générations recherchent épanouissement, plaisir et équilibre de vie​.

Nous analyserons ci-dessous les caractéristiques de chacune de ces générations en milieu professionnel, puis proposerons des stratégies pour attirer et fidéliser ces talents dans un marché du travail en pleine mutation.

Génération X (nés ~1965-1980) : entre loyauté et quête de stabilité

  • Caractéristiques et valeurs dominantes : La génération X est souvent décrite comme indépendante, pragmatique et résiliente. Ayant grandi pendant les chocs pétroliers et les transformations des années 1970-80, ces salariés ont développé une capacité d’adaptation notable. Ils accordent une grande importance à la stabilité de l’emploi – environ 70 % préfèrent la stabilité au travail d’après une étude Deloitte. Le travail bien fait, la réussite professionnelle et la rémunération sont au cœur de leurs motivations : 64 % d’entre eux considèrent qu’exceller dans sa carrière est un accomplissement​. Ils font preuve d’attachement à l’entreprise et de loyauté sur le long terme, valorisant l’effort et la rigueur, et respectent le cadre hiérarchique traditionnel​.
  • Attentes en matière d’emploi, de management et d’équilibre vie pro/perso : Les Gen X recherchent avant tout la sécurité de l’emploi et la reconnaissance de leur travail. Ils s’attendent à des rémunérations évolutives (augmentations régulières, bonus) récompensant leur engagement​. Appréciant un management clair et structuré, ils acceptent volontiers la hiérarchie tout en souhaitant que leur expérience soit valorisée dans les décisions. Arrivés à un stade de vie où ils ont souvent des responsabilités familiales (enfants, proches à charge), beaucoup aspirent à un meilleur équilibre vie professionnelle/vie personnelle. Ils cherchent à être efficaces dans leur travail afin de pouvoir concilier carrière et vie privée​. En outre, la Gen X a besoin d’être rassurée sur son évolution de carrière : certains craignent de stagner ou de voir leur parcours négligé s’ils n’ont pas d’opportunités d’avancement​.
  • Compétences et styles de travail privilégiés : Professionnels expérimentés, les X ont développé une expertise solide et une bonne capacité à résoudre les problèmes de manière autonome. Beaucoup ont connu l’essor de l’informatique au travail et se sont adaptés aux nouvelles technologies, même s’ils sont moins « digital natives » que leurs cadets. On les dit polyvalents et débrouillards, capables de faire preuve d’initiative individuelle. Leur style de travail est souvent marqué par le professionnalisme, la fiabilité et le respect des processus établis. Ils excellent dans les rôles qui demandent de l’autonomie tout en sachant collaborer lorsque nécessaire. Par ailleurs, leur vécu les rend aptes à jouer un rôle de mentors auprès des plus jeunes, en transmettant connaissances et savoir-faire accumulés.

Génération Y (Millennials, nés ~1981-1996) : collaboration, flexibilité et sens

  • Caractéristiques et valeurs dominantes : La génération Y, aussi appelée Millennials, est la génération ayant grandi avec l’essor d’Internet. Connectée et éduquée, elle constitue l’une des cohortes les plus diplômées de l’histoire. Les Y accordent une importance particulière à la flexibilité et à l’engagement sociétal des organisations qui les emploient​. En d’autres termes, ils cherchent un travail en phase avec leurs valeurs (diversité, développement durable, éthique) et apprécient les entreprises citoyennes. L’équilibre vie professionnelle – vie personnelle est un impératif pour eux : 88 % jugent cet équilibre crucial et souhaitent que les contraintes de leur vie privée soient prises en compte par l’employeur​. C’est aussi une génération très collaborative, qui valorise les relations de travail harmonieuses et horizontales. Elle plébiscite la transparence, la confiance et le feedback continu de la part de la hiérarchie, préférant des rapports moins formels qu’autrefois​. Enfin, ayant grandi avec les nouvelles technologies (92 % possèdent un smartphone)​, les Millennials sont à l’aise dans un environnement numérique et innovant, et attendent de leur travail qu’il soit stimulant et source d’apprentissage.
  • Attentes en matière d’emploi, de management et d’équilibre vie pro/perso : Les Millennials veulent des conditions de travail flexibles (horaires aménageables, télétravail, droit à la déconnexion, etc.) pour mieux articuler travail et vie personnelle. Ils apprécient les environnements de travail ouverts et participatifs, où leur voix peut être entendue. Un management idéal pour un Y sera donc coach plutôt que directif, avec des feedbacks réguliers, de la reconnaissance, et une marge d’autonomie. En termes de trajectoire, la Gen Y accorde beaucoup d’importance aux opportunités de développement. Ils n’hésitent pas à changer d’entreprise si nécessaire pour progresser ou relever de nouveaux défis : changer fréquemment d’emploi ne leur fait pas peur, et 24 % envisagent même de se lancer dans l’entrepreneuriat​. Ils attendent donc de l’employeur des perspectives de carrière claires, de la mobilité interne et des programmes de formation pour évoluer​. Par ailleurs, cette génération recherche du sens au travail : elle souhaite que son emploi ait une utilité et reflète ses valeurs personnelles. Travailler pour une entreprise engagée (dans l’environnement, l’action sociale, etc.) ou dont la mission est inspirante représente un véritable plus pour motiver les Y.
  • Compétences et styles de travail privilégiés : Les collaborateurs de la Gen Y excellent souvent dans le travail en équipe et font preuve d’aisance avec les outils numériques (messageries instantanées, suites collaboratives, réseaux sociaux professionnels, etc.). Créative et innovante, cette génération n’hésite pas à proposer de nouvelles idées et à remettre en question les façons de faire établies pour gagner en efficacité. Leur éducation tournée vers le numérique les rend polyvalents : ils passent aisément d’une tâche à l’autre (multitâches) et apprennent rapidement à maîtriser de nouveaux outils ou méthodes. Par ailleurs, les Millennials apprécient la diversité au travail et s’adaptent bien dans des équipes multiculturelles ou pluridisciplinaires. Enfin, ils ont un esprit d’initiative développé – soutenu par leur confiance en la technologie – ce qui les rend capables d’entreprendre des projets ou d’explorer des voies nouvelles au sein de l’entreprise.

Génération Z (nés ~1995-2010) : quête de sens, sécurité et technologie

  • Caractéristiques et valeurs dominantes : La génération Z, qui a commencé à arriver sur le marché du travail dans la seconde moitié des années 2010, regroupe les véritables “digital natives”Ultra-connectés dès l’enfance, les Z maîtrisent naturellement les réseaux sociaux et les nouvelles technologies, qu’ils considèrent comme allant de soi​. Parallèlement, leur jeunesse a été marquée par une succession de crises économiques, climatiques et sanitaires, ce qui a engendré chez eux un certain sentiment d’insécurité face à l’avenir professionnel​. Ainsi, bien qu’ils valorisent l’innovation, ils attachent paradoxalement une grande importance à la sécurité de l’emploi et au bien-être psychologique au travail. Par exemple, 44 % des actifs Gen Z considèrent la sécurité de l’emploi comme primordiale et attendent de leur employeur une vraie prise en compte de la santé mentale​. La quête de sens est également un trait marquant de cette génération : les Z veulent exercer un travail qui ait une utilité et un impact positif. Ils cherchent à « contribuer véritablement à faire progresser l’entreprise » et à voir leurs efforts reconnus​. Enfin, la Gen Z affiche des valeurs éthiques fortes : elle souhaite évoluer dans des organisations inclusives, ouvertes à la diversité et responsables sur le plan environnemental. Ces valeurs ne sont pas négociables – seuls 19 % des jeunes de la Gen Z se disent prêts à travailler pour une entreprise qui ne partage pas ces principes​.
  • Attentes en matière d’emploi, de management et d’équilibre vie pro/perso : Les attentes des Z reflètent leurs valeurs : ils espèrent d’un emploi à la fois de la stabilité et de la flexibilité. D’une part, beaucoup recherchent la stabilité financière et contractuelle (un CDI reste rassurant pour eux, même s’ils le voient comme un outil et non une fin en soi​). D’autre part, étant la “génération Covid”, ils ont découvert qu’ils pouvaient travailler efficacement à distance et aspirent à une plus grande liberté dans l’organisation du travail​. Le télétravail, les horaires modulables et même les espaces de coworking font partie de leurs critères de choix d’un employeur​. Comme les Y, ils tiennent énormément à l’équilibre vie pro/vie perso et n’hésitent pas à changer d’entreprise fréquemment pour trouver les conditions les plus adaptées à leurs attentes​. En matière de management, ils apprécient qu’on leur fixe un cadre clair tout en leur laissant de l’autonomie et des défis motivants. La Gen Z souhaite être impliquée dans les projets, comprendre la vision de l’entreprise et voir en quoi son travail contribue aux objectifs globaux​. Une communication transparente de la part de la hiérarchie et des retours fréquents les aide à se sentir valorisés. Enfin, ils attendent des employeurs qu’ils incarnent concrètement les valeurs affichées : politiques de diversité et inclusion réelles, engagements de développement durable, soutien visible à la santé mentale des employés (programmes de bien-être, assistance psychologique, etc.). Sans ces gages, ils risquent de décrocher ou de perdre confiance dans l’organisation.
  • Compétences et styles de travail privilégiés : Les jeunes de la Gen Z apportent au monde du travail une maîtrise instinctive du digital. Ils utilisent volontiers une panoplie d’outils numériques (applications collaboratives, plateformes de partage, réseaux d’entreprise) ce qui les rend efficaces en travail à distance ou hybride. Ayant baigné dans l’information en continu, ils possèdent une forte capacité à s’auto-former en ligne et à s’adapter rapidement aux changements. Leur style de travail est souvent collaboratif et communautaire : habitués aux forums et médias sociaux, ils aiment échanger des idées et progresser en réseau (on note par exemple que 60 % des Gen Z préfèrent le collectivisme des réseaux sociaux à l’individualisme selon McKinsey​). Créatifs, ils n’hésitent pas à bousculer les conventions et proposer des approches nouvelles. En même temps, leur exposition aux crises les a rendus assez pragmatiques : ils recherchent l’efficacité et les résultats concrets. On observe aussi chez eux une aisance avec le multitâche (passer d’un projet à l’autre, gérer plusieurs flux d’information simultanément). Enfin, la Gen Z apprécie le mentorat inversé : beaucoup aiment partager leurs connaissances technologiques avec les aînés et, en retour, apprendre de l’expérience des plus anciens – ce qui en fait un trait d’union intéressant entre les générations au travail.

Génération Alpha (nés ~2010 et après) : vers un monde du travail personnalisé et responsable

  • Caractéristiques et valeurs dominantes : La génération Alpha, encore très jeune (la plupart sont encore scolarisés en 2025), est la première à être née totalement dans l’ère numériqueTablettes, smartphones et assistants vocaux font partie de leur quotidien depuis la naissance, ce qui fait qu’ils voient la technologie comme une extension naturelle de leur vie​. On anticipe que leur environnement de travail futur sera profondément intégré aux outils d’intelligence artificielle (IA), de réalité virtuelle (VR) et augmentée. Sur le plan des valeurs, les Alphas seront influencés par les défis actuels – ils grandissent en effet dans un contexte de crise climatique et de remises en question sociales. Par conséquent, on peut s’attendre à ce qu’ils soient encore plus sensibles aux enjeux éthiques, sociétaux et environnementaux que leurs prédécesseurs​. La transparence et l’authenticité des organisations seront pour eux des impératifs : ils voudront des employeurs réellement engagés, avec des actions tangibles en faveur du développement durable et de la justice sociale. En résumé, la Gen Alpha valorisera l’innovation technologique permanente tout en gardant un œil critique sur l’impact sociétal des entreprises.
  • Attentes en matière d’emploi, de management et d’équilibre vie pro/perso : Si l’on se projette dans quelques années, les attentes des futurs travailleurs Gen Alpha devraient prolonger les tendances initiées par la Gen Z. D’abord, les Alphas rechercheront des expériences de travail sur mesure : ils s’attendront à des parcours professionnels personnalisés en fonction de leurs compétences et de leurs intérêts individuels​. Ayant grandi avec des contenus algorithmiquement personnalisés (réseaux sociaux, streaming, etc.), ils risquent de transposer cette attente à leur carrière – désirant par exemple pouvoir façonner leurs missions ou choisir leurs projets en fonction de ce qui les passionne. Le management devra être participatif et bienveillant : cette génération, habituée à avoir accès à l’information instantanément, voudra comprendre le « pourquoi » des directives et évoluer dans un climat de confiance et de feedback constant. L’équilibre vie pro/perso sera tout aussi important (voire plus) que pour les Y et Z, car les nouvelles générations normalisent l’idée qu’un travail doit s’intégrer harmonieusement à la vie personnelle. Les Alphas pourraient ainsi privilégier des employeurs offrant horaires ultra-flexibles, travail hybride généralisé, voire semaine de 4 jours, considérant ces aménagements comme la norme future du marché. Enfin, en cohérence avec leurs valeurs, ils attendront une cohérence éthique totale de la part de leur entreprise : ils voudront pouvoir être fiers de leur employeur et ne pas compromettre leurs convictions au travail. Toute dissonance (greenwashing, manque d’éthique) pourrait être rédhibitoire pour les fidéliser à long terme.
  • Compétences et styles de travail privilégiés : Bien que la Gen Alpha n’ait pas encore fait ses preuves sur le terrain, on peut spéculer sur certains traits. Étant donné leur immersion précoce dans le numérique, ils maîtriseront intuitivement les outils d’IA, d’automatisation et de réalité virtuelle. On peut imaginer qu’ils auront une capacité accrue à apprendre par eux-mêmes grâce aux ressources en ligne (tutoriels, MOOC, etc.) dès leur jeune âge. Le style de travail Alpha pourrait être marqué par une plus grande aisance avec l’omniprésence des données : ils sauront analyser, traiter et exploiter des volumes d’information importants via les technologies. De plus, cette génération pourrait pousser plus loin la culture du travail collaboratif à distance en utilisant des plateformes immersives (métavers professionnels, réunions en VR) comme d’autres ont utilisé l’e-mail. Habitués aux jeux vidéo et à la gamification, les Alphas apprécieront possiblement un environnement de travail ludique, interactif et stimulant. Enfin, leur créativité risque d’être amplifiée par les multiples outils d’expression digitale à leur disposition, faisant d’eux des collaborateurs capables d’innover en continuité. En somme, la Gen Alpha devrait apporter un regard neuf, ultra-technophile et exigeant dans le monde du travail de demain.

Analyse comparative des générations X, Y, Z et Alpha

Chaque génération apporte donc un rapport au travail qui lui est propre. En comparant ces cohortes, plusieurs différences clés se dégagent :

  • Valeurs et motivations : La Génération X tend à valoriser la sécurité de l’emploi, la loyauté et la réussite individuelle (titre ou statut professionnel reconnu). La Génération Y insiste davantage sur l’épanouissement personnel et la flexibilité, ainsi que sur l’alignement des valeurs (elle recherche du sens et adhère aux causes sociétales). La Génération Z, quant à elle, fait coexister une quête de sens et d’impact (utilité du travail, contribution à la société) avec un besoin de sécurité hérité d’un contexte incertain. Enfin, la Génération Alpha promet d’être encore plus orientée vers l’innovation permanente tout en ayant des attentes élevées en matière d’éthique et de transparence. On observe ainsi un glissement : plus on avance dans les nouvelles générations, plus les valeurs de flexibilité, d’accomplissement personnel et de responsabilité sociale prennent de l’importance​.
  • Attentes vis-à-vis de l’emploi et du management : Les Gen X recherchent surtout la stabilité (contrat durable, progression de carrière) et une reconnaissance du mérite par un management respectueux. Les Gen Y attendent des conditions de travail flexibles (horaires aménagés, télétravail) et un management participatif (feedback fréquent, autonomie) pour atteindre un meilleur équilibre de vie. Les Gen Z aspirent à un environnement de travail agile qui conjugue sécurité de l’emploi et souplesse organisationnelle, avec un management engagé sur les questions de bien-être (santé mentale, équilibre de vie) et d’éthique (diversité, climat). Les futurs Gen Alpha pousseront sans doute ces exigences à leur maximum : ils s’attendront à un travail “à la carte”, extrêmement personnalisé et digitalisé, et à des dirigeants exemplaires en matière de responsabilité sociale. En résumé, le management a dû évoluer d’un modèle plutôt directif avec les X à un modèle participatif et bienveillant avec les Y et Z, et il devra devenir encore plus centré sur l’individu avec les Alpha.
  • Compétences et styles de travail : La Génération X se distingue par sa maîtrise de l’expérience terrain et son adaptabilité acquise en surmontant des transitions (économiques, technologiques). Ils excellent dans les contextes demandant autonomie et endurance. Les Millennials (Y) apportent un esprit d’innovation et de collaboration : ils manient bien le travail en réseau et intègrent rapidement les nouveaux outils. La Gen Z, en tant que digital natives, a un style de travail très tourné vers le numérique, l’instantanéité et la coopération via les technologies ; tout en étant pragmatique, elle utilise son agilité technologique pour gagner en efficacité. Quant à la Gen Alpha, elle devrait combiner une aisance totale avec l’IA et les outils immersifs à une aptitude à réinventer les modes de travail traditionnels. Leurs compétences risquent d’évoluer au rythme de technologies elles-mêmes exponentielles, imposant aux entreprises une adaptation continue pour tirer parti de ces talents.

Ces différences générationnelles se manifestent dans le quotidien professionnel et obligent les entreprises à redéfinir leurs pratiques. D’ici 2030, les générations Y et Z représenteront la majorité des actifs (on estime ~75 % de Millennials et ~30 % de Gen Z)​, sans compter que la relève Alpha pointera déjà son nez. Il est donc stratégique pour les organisations de comprendre ces écarts afin de favoriser la cohésion intergénérationnelle et de répondre aux attentes de chacun.

Recommandations pour attirer et fidéliser chaque génération

Les évolutions du marché du travail (généralisation du numérique, montée du travail à distance, essor du freelancing, etc.) et les nouvelles attentes sociétales (recherche de sens, bien-être, urgence climatique, égalité…) obligent les employeurs à s’adapter. Voici, génération par génération, des stratégies concrètes pour attirer, motiver et retenir ces talents.

Génération X : capitaliser sur l’expérience et la fidélité

  • Valoriser leur expérience et leurs accomplissements : Reconnaissez la contribution des salariés Gen X par de la reconnaissance formelle (remerciements publics, primes d’ancienneté, célébration des succès). Impliquez-les dans des projets à responsabilité pour qu’ils sentent que leur savoir-faire compte. Par exemple, confiez-leur le pilotage de projets stratégiques ou le mentorat de profils juniors, afin de mettre en avant leur séniorité et de montrer comment elle profite à la croissance de l’entreprise​. Cette reconnaissance de leur expertise renforcera leur sentiment d’accomplissement et d’utilité.
  • Offrir des perspectives de carrière et de développement : Pour fidéliser la Gen X, proposez des plans de carrière clairs, avec des possibilités d’évolution verticales ou latérales. Beaucoup de X souhaitent continuer à apprendre et progresser, même après de nombreuses années d’expérience. Mettez en place des formations continues (notamment aux nouvelles technologies ou méthodes de travail) et encouragez le développement de nouvelles compétences. En les aidant à rester à jour, vous répondez à leur besoin d’être rassurés sur leur employabilité future. De plus, ouvrez-leur l’accès à des postes d’encadrement ou d’expertise en interne pour éviter qu’ils aient l’impression de « stagner ». Un salarié Gen X qui voit qu’on investit dans son évolution aura tendance à rester fidèle.
  • Garantir un environnement de travail stable et flexible à la fois : Bien que très attachés à la stabilité, les X apprécient également qu’on respecte leur équilibre de vie. Tenez compte de leurs contraintes personnelles (par exemple, permettre des horaires aménagés pour un parent qui a des obligations familiales). Sans remettre en cause le cadre structuré qu’ils apprécient, on peut introduire de la flexibilité sur certains aspects (télétravail ponctuel, aménagement du temps de travail en fin de carrière, etc.). Par ailleurs, soignez la communication managériale avec eux : gardez-les informés des changements de l’entreprise pour éviter tout sentiment d’insécurité, et consultez-les sur les décisions qui les concernent (leur expérience peut éclairer les choix stratégiques). En résumé, en offrant aux Gen X respect, stabilité financière et considération, on sécurise leur engagement sur le long terme.

Génération Y : miser sur la flexibilité, la culture d’entreprise et l’évolution

  • Instaurer une flexibilité de travail avancée : Pour attirer les Millennials, l’entreprise doit apparaître moderne et “employee-friendly”. Cela passe par des pratiques telles que le télétravail régulier, les horaires flexibles, voire des modalités innovantes comme la semaine de 4 jours. En effet, les professionnels de la Gen Y (et Z) valorisent énormément la flexibilité et l’équilibre vie pro/perso – les entreprises qui proposent ce type d’organisation se démarquent comme soucieuses du bien-être​. Veillez également à promouvoir une culture du résultat plutôt que du présentéisme (par exemple, évaluer à la performance plutôt qu’au nombre d’heures présentes). En offrant un cadre qui s’adapte à leur vie personnelle (et non l’inverse), vous rendez votre organisation très attractive aux yeux des Y, et augmentez vos chances de les fidéliser.
  • Cultiver un environnement de travail collaboratif et stimulant : Les Millennials attachent beaucoup d’importance à la culture d’entreprise. Misez sur un management participatif, qui encourage la communication ouverte et le feedback continu. Par exemple, formez les managers à adopter une posture de coach : réunions d’échange régulières, reconnaissance des contributions individuelles, et implication des collaborateurs dans les décisions pertinentes. Également, favorisez la convivialité et l’esprit d’équipe par des activités de team-building, des espaces de travail conviviaux, et des outils collaboratifs performants. Une bonne ambiance, de la transparence et des valeurs partagées donneront aux Y l’envie de s’investir. N’hésitez pas à mettre en avant vos engagements sociétaux (solidarité, bénévolat, écologie) dans la vie de l’entreprise, car cette génération recherche un employeur dont elle peut être fière sur le plan éthique.
  • Offrir des opportunités d’évolution et de mobilité : Pour éviter que les Millennials ne partent chercher ailleurs de nouveaux challenges, donnez-leur la possibilité de grandir au sein de votre organisation. Mettez en place des parcours de carrière personnalisés et discutez régulièrement de leurs aspirations. Des politiques de mobilité interne attractives (changement de poste, de service, missions à l’étranger) sont un excellent moyen de retenir ces talents en assouvissant leur soif de nouveauté​. Proposez également des programmes de mentorat où un junior Gen Y peut être guidé par un senior (et inversement, pratiquer le mentorat inversé) afin de développer ses compétences. Le développement professionnel doit être au rendez-vous : budget formation, conférences, certifications… Montrez à vos salariés Y que vous investissez dans leur apprentissage sur le long terme, car ils veulent sentir que l’entreprise croit en eux et les aide à progresser.
  • Communiquer sur le sens et les perspectives : Enfin, soignez la communication vis-à-vis de la vision et de l’impact du travail de chacun. Expliquez en quoi le rôle du collaborateur contribue aux objectifs globaux de l’entreprise et, plus largement, à quelque chose d’utile. Par exemple, si votre produit ou service a un impact positif (amélioration de la vie des clients, innovation durable…), faites-le savoir. Vous pouvez impliquer les Gen Y dans des projets à fort impact ou leur confier le pilotage d’initiatives RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) afin de nourrir leur quête de sens. Un Millennial qui voit du sens dans ses missions et qui entrevoit une progression de carrière au sein de l’organisation aura de bonnes raisons d’y rester.

Génération Z : alignement des valeurs, innovation et bien-être au travail

  • Aligner l’entreprise sur les valeurs des jeunes talents : Pour séduire la Gen Z, une entreprise doit impérativement refléter authenticité et éthique. Assurez-vous d’avoir des engagements concrets en matière de développement durable (réduction de l’empreinte carbone, produits éco-conçus, etc.) et de diversité & inclusion (politique RH équitable, tolérance zéro pour les discriminations, initiatives en faveur des minorités…). Ces engagements doivent être visibles et sincères, car les Z détectent vite le “social washing”. Rappelons que très peu de Z sont prêts à travailler pour une organisation qui ne partage pas leurs valeurs essentielles​ – il en va donc de l’attractivité de votre marque employeur. Communiquez sur vos actions sociétales (par ex. via des rapports RSE, des posts sur les réseaux sociaux) pour montrer que vos valeurs ne sont pas que des mots. Vous attirerez ainsi des candidats Gen Z en résonance avec votre culture, et vous fidéliserez vos jeunes employés en leur donnant une raison supplémentaire d’adhérer à l’entreprise.
  • Prioriser le bien-être et la santé mentale : La réputation d’un employeur se joue aussi sur sa capacité à prendre soin de ses employés. Mettez en place des programmes de bien-être adaptés aux attentes des Z : soutien psychologique (ligne d’écoute, atelier de gestion du stress), promotion de l’équilibre vie pro/perso (droit à la déconnexion, charge de travail raisonnable), initiatives pour la santé physique (sport en entreprise, ergonomie des postes). Après la pandémie, les jeunes attachent une importance accrue à la qualité de vie au travail et à la sécurité sanitaire. Montrer que vous prenez ces sujets au sérieux renforcera la confiance et la loyauté de vos collaborateurs Gen Z. Par ailleurs, instaurez une culture managériale bienveillante : encourager l’expression ouverte (que les employés Z se sentent libres de parler de leurs difficultés), former les encadrants à repérer les signes de burnout, et valoriser une gestion humaine plutôt que strictement productive. En créant un environnement où le bien-être n’est pas un vain mot, vous diminuerez le turn-over de ces jeunes qui, sinon, n’hésitent pas à partir pour préserver leur santé mentale.
  • Offrir un travail flexible et des défis motivants : La Gen Z apprécie la flexibilité autant que ses aînés Y. Il convient donc de pérenniser les modes de travail hybrides (présentiel/distanciel) et d’offrir une certaine liberté dans l’organisation de leur temps, tant que le travail est fait. Vous pouvez par exemple permettre à un jeune talent de commencer plus tard le matin s’il préfère travailler en soirée, ou autoriser quelques semaines de « work from anywhere » (télétravail depuis l’étranger) si le poste le permet. En parallèle, donnez-leur de quoi satisfaire leur soif de nouveauté : proposez des projets innovants à conduire, intégrez-les dans des groupes de travail pluridisciplinaires, ou laissez-les tester de nouveaux outils et méthodes (les Z adorent essayer les dernières technologies et apporter des idées fraîches). Le but est de leur éviter l’ennui et la routine, qui sont des repoussoirs pour cette génération. Un parcours évolutif, où ils gagnent rapidement en compétences et en responsabilités, les incitera à se projeter durablement dans l’entreprise plutôt que de voir ailleurs.
  • Encadrement agile et feedback valorisant : Enfin, adaptez votre style de management pour correspondre aux attentes des Z. Positionnez le manager comme un mentor/coach qui guide sans micro-manager. Fixez des objectifs clairs (ils ont besoin de savoir ce qu’on attend d’eux), mais laissez-les expérimenter leurs propres façons d’y arriver – cela stimule leur autonomie et leur créativité. Organisez des points réguliers de feedback où l’on fait le bilan des réussites et axes d’amélioration : la Gen Z a grandi en cherchant des “likes” et des retours immédiats, donc dans le travail elle apprécie de savoir rapidement ce qui va ou non. Veillez à ce que ce feedback soit constructif et reconnaisse les efforts : un jeune collaborateur qui se sent valorisé (même pour de petits progrès) gagnera en engagement. En cas d’erreur, adoptez une approche pédagogique pour qu’ils apprennent plutôt que de les sanctionner durement – cela nourrit leur développement et leur loyauté. En somme, un management agile, communicant et valorisant est la clé pour garder motivés les talents de la Gen Z.

Génération Alpha : anticiper les attentes de la nouvelle vague

  • Intégrer les technologies émergentes dans l’environnement de travail : Pour préparer l’arrivée des Alphas, les entreprises doivent continuer à innover. Investissez dans les outils de pointe qui seront la norme demain : intelligence artificielle pour assister les collaborateurs, réalité virtuelle/augmentée pour la formation ou la collaboration à distance, automatisation pour les tâches répétitives… Créez un environnement technologique modulaire et à jour, afin que les futurs employés Gen Alpha retrouvent au travail les avancées qu’ils utilisent déjà dans leur vie quotidienne. Par exemple, implémenter un chatbot interne pour répondre aux questions courantes, ou des plateformes collaboratives immersives, enverra le signal que l’entreprise est en phase avec son époque. Cette modernité attirera les jeunes candidats pour qui il sera naturel d’évoluer aux côtés des intelligences artificielles et autres innovations.
  • Personnaliser les parcours et les motivations : La clé pour attirer et retenir la Gen Alpha sera de personnaliser l’expérience collaborateur. Concrètement, cela signifie proposer des parcours professionnels sur mesure : dès l’intégration, chercher à connaître les centres d’intérêt, forces et ambitions de l’individu, et adapter les missions en conséquence. On peut imaginer offrir aux nouveaux arrivants la possibilité de choisir certains projets ou de définir un plan de développement individualisé avec leur manager. De même, repensez vos programmes de formation : les Alphas, habitués aux contenus à la demande, apprécieront des formations modulaires, à leur rythme, via par exemple des plateformes e-learning ludiques. Sur le plan de la motivation, il faudra sans doute innover avec des systèmes de reconnaissance personnalisés (pas uniquement des promotions uniformisées tous les X ans, mais des récompenses ciblées sur ce qui les stimule, que ce soit des congés supplémentaires, la participation à une conférence internationale, etc.). En résumé, il s’agit de co-construire la carrière avec le collaborateur Alpha plutôt que de l’enfermer dans un moule prédéfini. Les entreprises qui parviendront à offrir cette flexibilité individuelle auront une longueur d’avance pour attirer ces profils exigeants.
  • Affirmer une mission d’entreprise responsable et transparente : Comme les Z, les Alphas attacheront une importance extrême aux valeurs de l’entreprise – peut-être même plus encore. Il est donc impératif de consolider dès aujourd’hui votre engagement sociétal. Travaillez votre démarche RSE en profondeur et communiquez-la avec transparence. Publiez vos progrès environnementaux, vos actions sociales, et impliquez éventuellement les jeunes dans ce dialogue (par exemple via des consultations en ligne, des ateliers innovation durable ouverts aux stagiaires et alternants actuels qui sont de futurs Alphas). Cette génération à venir voudra des preuves tangibles de l’éthique de l’entreprise. Par ailleurs, préparez-vous à être à l’écoute active de leurs feedbacks : les Alphas auront grandi en donnant leur avis en temps réel sur les plateformes en ligne, ils attendront donc d’une entreprise qu’elle soit tout aussi réactive aux suggestions ou critiques de ses employés. Créer dès à présent une culture d’amélioration continue participative vous aidera à répondre à ces attentes. En somme, développez une identité d’employeur responsable, ouverte et transparente – c’est un investissement sur l’avenir pour séduire la génération Alpha.
  • S’adapter en continu aux nouvelles attentes : Dernier conseil transversal, sans doute le plus important : cultivez l’agilité organisationnelle face aux tendances émergentes. La Gen Alpha fera évoluer les normes tout au long de son arrivée sur le marché du travail. Les entreprises doivent donc rester en veille et prêtes à ajuster leurs politiques RH. Par exemple, si d’ici 5-10 ans le travail en mode projet court terme ou le mi-temps généralisé deviennent la norme chez les jeunes, soyez prêts à l’adopter. De même, anticipez l’importance de l’éducation continue : les Alphas vivront dans un monde où il faudra se former en permanence, donc peut-être que l’entreprise de demain offrira carrément des cursus diplômants en interne ou des congés formation étendus. En bref, gardez une longueur d’avance en testant de nouvelles pratiques de management et d’organisation avant même que la génération Alpha ne les réclame. Les entreprises qui sauront s’adapter aux envies de cette nouvelle génération auront toutes les chances d’attirer et retenir ces futurs talents​.

Ce qu’il faut en retenir

En réunissant trois générations (bientôt quatre avec les Alphas) sous le même toit, le monde professionnel a plus que jamais besoin d’adaptabilité. Chaque génération – X, Y, Z, Alpha – apporte son lot de forces et de défis. Plutôt que de céder aux stéréotypes ou de privilégier une génération au détriment des autres, les organisations gagnent à mettre en place une gestion intergénérationnelle inclusive. Cela passe par la compréhension mutuelle (former les équipes aux différences de modes de fonctionnement), la flexibilité dans les politiques RH, et l’innovation managériale pour répondre aux nouvelles attentes. En tenant compte des tendances de fond du marché du travail (digitalisation, quête de sens, bien-être…), les entreprises pourront non seulement attirer des talents de tous âges, mais aussi les fidéliser en créant un environnement où chacun trouve sa place. Le défi est aussi passionnant que stimulant : il s’agit de construire l’entreprise de demain, avec l’apport de l’expérience des X, de l’énergie collaborative des Y, de la créativité engagée des Z et, bientôt, de la vision novatrice des Alpha. En adoptant les bonnes stratégies dès aujourd’hui, les employeurs jettent des bases solides pour une performance durable et collective, portée par la diversité générationnelle.

Pour compléter cet article :
Attirer et intégrer la génération Z en entreprise : comprendre leurs attentes et réinventer le recrutement
Les clés du management intergénérationnel : enjeux et solutions
L’apprentissage en mode projet : format idéal pour la génération Z ?
Génération Z : comment ne pas les stigmatiser et mieux les recruter
Génération Z, le nouveau visage du management

2025-03-12T08:00:53+01:007 mars 2025|Catégories : Conseil, ETI, GE, PME, TPE|Mots-clés : , , , , |0 commentaire

Attirer et intégrer la génération Z en entreprise : comprendre leurs attentes et réinventer le recrutement

L’arrivée de la génération Z sur le marché du travail bouleverse les méthodes de recrutement et pousse les entreprises à revoir leurs stratégies. Nés entre 1997 et 2012, ces jeunes professionnels se distinguent par leur rapport singulier au travail, influencé par une culture numérique omniprésente et une sensibilité accrue aux enjeux sociétaux. Alors, comment les entreprises peuvent-elles attirer et fidéliser ces talents déterminants pour leur avenir ?

La génération Z : des attentes nouvelles et affirmées

Un rapport au travail redéfini
Contrairement aux générations précédentes, les membres de la génération Z ne considèrent plus le travail comme une finalité en soi. Ils recherchent un équilibre entre leur vie professionnelle et personnelle, et accordent une importance cruciale au bien-être au travail.

Ils ne veulent plus d’une hiérarchie rigide ni d’un environnement où la présence physique prime sur la productivité. Le télétravail, la flexibilité des horaires et l’autonomie dans la gestion des missions sont des critères décisifs dans leur choix d’employeur.

Une quête de sens et de valeurs fortes
La génération Z se montre particulièrement exigeante quant aux valeurs portées par les entreprises. Ils attendent des engagements concrets en matière de développement durable, d’éthique et d’inclusion. Travailler pour une entreprise engagée dans des actions environnementales et sociales n’est pas un simple bonus pour eux, mais une véritable condition d’engagement.

Une maîtrise intuitive du numérique
Ayant grandi avec Internet, les réseaux sociaux et les outils collaboratifs, cette génération attend des entreprises qu’elles soient à la pointe de la transformation digitale. Des processus de recrutement fluides et digitalisés, une communication interne instantanée et des outils de travail collaboratifs sont des prérequis pour les attirer et les retenir.

Les défis du recrutement de la génération Z

Un turn-over accéléré
La génération Z est marquée par une grande mobilité professionnelle. Contrairement à leurs aînés, ils ne cherchent pas la sécurité à tout prix et n’hésitent pas à quitter un emploi si celui-ci ne répond pas à leurs attentes. Cette situation oblige les employeurs à repenser leurs stratégies de fidélisation en proposant des parcours professionnels attrayants, évolutifs et adaptés à leurs aspirations.

Des attentes fortes en matière de reconnaissance
Cette génération attend une reconnaissance immédiate et régulière. Un management basé sur la confiance, la transparence et la valorisation des compétences individuelles est essentiel pour maintenir leur engagement.

Des processus de recrutement à repenser
Les entretiens classiques et les candidatures traditionnelles (CV, lettres de motivation) semblent obsolètes pour cette génération habituée à l’instantanéité. Les entreprises doivent s’adapter en optant pour des méthodes plus dynamiques comme la gamification, l’utilisation des réseaux sociaux pour sourcer des talents et l’organisation de challenges interactifs (hackathons, compétitions de projets, etc.).

Exemples d’entreprises ayant réussi à intégrer la génération Z

  • L’Oréal : En utilisant TikTok et LinkedIn pour recruter, en organisant des hackathons et en proposant des expériences immersives aux candidats, L’Oréal a su attirer les jeunes talents grâce à une approche digitale et innovante.
  • Decathlon : Avec une culture d’entreprise misant sur l’autonomie et la responsabilisation, Decathlon attire les jeunes en leur proposant rapidement des postes à responsabilité.
  • Capgemini : L’entreprise mise sur des parcours de formation continue et des projets collaboratifs innovants pour favoriser l’engagement des jeunes professionnels. Son programme « Graduate Program » permet aux jeunes diplômés d’accéder rapidement à des missions enrichissantes.
  • Blablacar : En mettant en avant sa culture d’entreprise flexible et son engagement environnemental, Blablacar séduit la génération Z par ses valeurs et ses opportunités de télétravail.
  • Michelin : L’entreprise a renforcé sa marque employeur en développant des initiatives autour du bien-être des salariés et de la diversité, attirant ainsi des jeunes talents en quête de sens et d’engagement sociétal.

Comment attirer et fidéliser la génération Z ?

  1. Proposer un travail porteur de sens

Les jeunes talents d’aujourd’hui recherchent bien plus qu’un simple emploi : ils veulent un engagement professionnel qui fait écho à leurs valeurs personnelles. Les entreprises doivent donc mettre en avant leurs initiatives en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), leur implication environnementale et leur impact social. Proposer des projets en lien avec des causes importantes (écologie, diversité, inclusion) ou favoriser l’engagement des employés dans des actions associatives sont autant d’éléments attractifs pour cette génération.

  1. Offrir de la flexibilité et de l’autonomie

La rigidité des horaires et des lieux de travail ne séduit plus la génération Z, qui privilégie la liberté et l’adaptabilité. Offrir la possibilité de télétravailler, aménager des horaires flexibles et laisser une marge d’autonomie dans la gestion des missions sont des leviers puissants pour séduire ces jeunes professionnels. Les entreprises qui encouragent l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle bénéficient d’un taux de fidélisation plus élevé.

  1. Miser sur des technologies modernes

Étant ultra-connectée, la génération Z attend des entreprises qu’elles soient à la pointe des outils digitaux. L’usage de logiciels collaboratifs (Slack, Notion, Trello), de plateformes d’apprentissage en ligne ou encore d’outils de communication instantanée est un facteur clé d’intégration. Digitaliser le processus de recrutement, proposer des entretiens via visioconférence et utiliser l’intelligence artificielle pour améliorer l’expérience candidat sont autant d’initiatives qui facilitent leur engagement.

  1. Renforcer la formation continue

Les jeunes professionnels veulent évoluer rapidement et acquérir sans cesse de nouvelles compétences. Une entreprise qui investit dans la formation continue, propose des parcours de montée en compétence et favorise le mentorat aura plus de chances de retenir ses talents. La mise en place de certifications internes, de formations en ligne et de séances de coaching renforce leur motivation et leur sentiment d’évolution professionnelle.

  1. Adopter un management participatif et bienveillant

Le management descendant et autoritaire ne séduit plus. La génération Z valorise un mode de management basé sur l’écoute, l’échange et la reconnaissance. Donner du feedback régulier, encourager les prises d’initiatives et impliquer les collaborateurs dans la prise de décision sont des éléments essentiels pour maintenir leur engagement. Une entreprise qui favorise un environnement de travail collaboratif et inclusif attirera plus facilement ces jeunes talents.

Ce qu’il faut en retenir

La génération Z bouleverse les codes traditionnels du travail et du recrutement, imposant aux entreprises une transformation en profondeur. Attirer et fidéliser ces talents requiert bien plus que des ajustements superficiels : il s’agit de repenser en profondeur la culture d’entreprise, les méthodes de management et les perspectives d’évolution offertes aux collaborateurs. Cela passe par des missions porteuses de sens, où les jeunes professionnels peuvent s’épanouir et se sentir utiles, mais aussi par une flexibilité accrue qui leur permet d’organiser leur travail en fonction de leur mode de vie.

L’intégration des nouvelles technologies est une autre pierre angulaire de cette transition : la digitalisation des processus de recrutement, l’usage d’outils collaboratifs et des solutions innovantes d’apprentissage sont des leviers puissants pour capter l’attention de cette génération connectée. Enfin, les entreprises doivent adopter une approche managériale plus inclusive, axée sur l’échange, la reconnaissance et l’autonomie.

Les organisations capables de comprendre et d’anticiper ces attentes ne se contenteront pas de recruter la génération Z, elles s’assureront aussi de son engagement sur le long terme, garantissant ainsi leur propre pérennité dans un monde professionnel en constante évolution.

Pour compléter cet article :
Différences entre les générations X, Y, Z et Alpha en milieu professionnel
L’apprentissage en mode projet : format idéal pour la génération Z ?
Génération Z : comment ne pas les stigmatiser et mieux les recruter
Génération Z, le nouveau visage du management

2025-03-08T09:01:47+01:006 mars 2025|Catégories : Conseil, ETI, GE, PME, TPE|Mots-clés : , , |0 commentaire

La gestion de la diversité générationnelle en entreprise : enjeux et stratégies

La présence simultanée de plusieurs générations dans les entreprises constitue aujourd’hui un enjeu crucial pour la performance organisationnelle. Avec les Baby Boomers, les générations X, Y (Millennials) et Z partageant le même espace professionnel, les différences d’attentes, de modes de communication et de rapport au travail exigent des stratégies adaptées. L’objectif est de transformer cette diversité en un atout pour l’innovation, la cohésion et la résilience de l’entreprise. Nous allons approfondir cet enjeu sous les angles du recrutement, du management et de l’organisation interne.

Les besoins et attentes des générations : un éclairage préalable

Chaque génération a évolué dans un contexte socio-économique distinct, influençant ses priorités et aspirations professionnelles. Les Baby Boomers (1946-1964) valorisent avant tout la stabilité et la reconnaissance, apportant une expérience précieuse et une mémoire institutionnelle riche. La génération X (1965-1980), souvent perçue comme pragmatique, recherche un équilibre entre vie personnelle et professionnelle tout en s’impliquant activement dans des projets stables et rémunérateurs. Les Millennials ou génération Y (1981-1996), très tournés vers l’autonomie et le sens au travail, sont sensibles à l’impact sociétal des entreprises. Enfin, la génération Z (après 1997), née avec les technologies digitales, recherche flexibilité, inclusion et valeurs fortes, tout en exigeant une communication instantanée et transparente.

Le recrutement face à la diversité générationnelle

Les stratégies de recrutement doivent refléter une compréhension approfondie et nuancée des différents besoins générationnels. Les Baby Boomers, par exemple, sont souvent séduits par des propositions mettant en avant la stabilité de l’emploi, la reconnaissance professionnelle et des avantages à long terme, tels que des plans de retraite bien établis. En revanche, les Millennials et la génération Z attachent une importance particulière aux initiatives éthiques des entreprises, à l’impact sociétal de leur travail, ainsi qu’à des opportunités d’épanouissement personnel.

Pour atteindre efficacement ces groupes, il est indispensable de diversifier les canaux de recrutement. Les Baby Boomers s’appuient encore largement sur les réseaux professionnels traditionnels et les offres publiées sur des plateformes formelles, tandis que les Millennials et la génération Z sont plus enclins à explorer des médias sociaux comme LinkedIn, Instagram ou même TikTok, qui offrent une approche dynamique et visuelle des opportunités de carrière.

Au-delà des simples annonces, des stratégies innovantes comme le mentorat inversé peuvent jouer un rôle essentiel. Ce type de programme non seulement attire les talents mais encourage aussi une interaction enrichissante entre les générations. Les jeunes collaborateurs partagent leurs compétences en matière de digitalisation et de nouvelles technologies, tandis que leurs homologues plus expérimentés transmettent des connaissances stratégiques et historiques, créant ainsi une dynamique d’échange bénéfique à l’ensemble de l’organisation.

Par ailleurs, des descriptions de poste personnalisées peuvent répondre aux attentes spécifiques. Les Baby Boomers apprécient une hiérarchie claire, alors que les Millennials et la génération Z cherchent des organisations plus horizontales avec des opportunités de création et d’innovation.

Le management intergénérationnel : un levier de cohésion

Pour qu’une entreprise prospère, elle doit exploiter pleinement la diversité générationnelle au travers de son management. Cette exploitation repose avant tout sur une compréhension fine des spécificités de chaque génération et sur l’établissement d’un dialogue respectueux et adapté.

La communication est un élément central de cette approche. Les Baby Boomers, souvent attachés à des modes de communication traditionnels comme les réunions en présentiel et les courriels formels, présentent des besoins différents de ceux des Millennials et de la génération Z, qui favorisent les applications de messagerie instantanée et les réseaux sociaux. La capacité du manager à adopter des outils variés et à ajuster son approche en fonction de ses interlocuteurs est donc essentielle pour prévenir les malentendus et favoriser l’adhésion.

Au-delà de la communication, le mentorat joue un rôle stratégique dans la construction de liens entre générations. Le mentorat inversé, par exemple, où des jeunes collaborateurs partagent leurs compétences numériques avec leurs pairs plus âgés, offre une double opportunité : il valorise les jeunes talents tout en permettant aux plus expérimentés de rester à la pointe des nouvelles technologies. Réciproquement, les plus âgés peuvent transmettre leur expertise sectorielle et leurs compétences en gestion de crise, éléments cruciaux dans un environnement en constante mutation.

Un autre axe de cohésion repose sur la reconnaissance des contributions spécifiques de chaque génération. Cette reconnaissance ne se limite pas à des récompenses financières, mais inclut également des opportunités de formation adaptées, des projets stimulants et des programmes de bien-être. Les Millennials et la génération Z, par exemple, apprécient les possibilités de développement personnel et les initiatives liées à la responsabilité sociale de l’entreprise, tandis que les Baby Boomers valorisent davantage la stabilité et la reconnaissance de leur loyauté.

Enfin, la flexibilité organisationnelle est essentielle pour intégrer harmonieusement ces différentes générations. Cela peut inclure la mise en place d’horaires adaptés, la possibilité de télétravail ou encore des congés spéciaux pour des besoins familiaux ou personnels. Ces mesures non seulement répondent aux attentes des collaborateurs, mais renforcent également leur engagement envers l’organisation.

En adoptant une approche de management basée sur l’écoute, l’adaptabilité et la valorisation des compétences intergénérationnelles, les entreprises peuvent créer un environnement de travail collaboratif et innovant, où chaque individu trouve sa place et contribue activement au succès collectif.

Organisation et culture inclusive

Une organisation inclusive repose sur des pratiques structurelles et culturelles qui permettent à chaque génération de trouver sa place et de contribuer pleinement. L’un des premiers piliers est la flexibilité au travail. En permettant des aménagements spécifiques, comme des horaires ajustés pour les jeunes parents (générations X et Y) ou des contrats à temps partiel pour les Baby Boomers en fin de carrière, les entreprises montrent leur volonté de s’adapter aux différentes phases de vie de leurs collaborateurs. Cette flexibilité peut également s’étendre à des options de télétravail, particulièrement appréciées des Millennials et de la génération Z, qui recherchent un équilibre entre vie professionnelle et personnelle.

La mise en place d’équipes intergénérationnelles constitue un autre levier pour tirer parti de la diversité. Ces équipes favorisent l’échange de perspectives variées, combinant l’expérience des collaborateurs plus âgés avec la créativité et les compétences technologiques des plus jeunes. Cependant, pour garantir leur efficacité, les entreprises doivent accompagner ces équipes par des formations sur la gestion des conflits et la valorisation des différences. Ces formations permettent de briser les stéréotypes générationnels et de renforcer la collaboration.

Les espaces de travail jouent également un rôle crucial. Créer des environnements adaptés à tous, en intégrant par exemple des espaces de coworking collaboratifs pour les générations plus jeunes et des zones plus calmes pour les Baby Boomers, contribue à une atmosphère inclusive. L’utilisation de technologies accessibles et faciles à utiliser pour toutes les générations est essentielle pour éviter une fracture numérique au sein de l’entreprise.

Enfin, une culture inclusive ne peut se construire sans un engagement clair de l’entreprise en faveur de la diversité. Cet engagement se traduit par des initiatives éthiques et sociétales qui résonnent particulièrement auprès des jeunes générations, comme des programmes de responsabilité sociale d’entreprise (RSE), mais également par la reconnaissance explicite des contributions uniques de chaque génération. Une telle reconnaissance peut inclure des célébrations d’anniversaires professionnels ou des cérémonies honorant les longues carrières, tout en mettant en avant les réussites des plus jeunes.

En fin de compte, une organisation inclusive est celle qui valorise chaque génération pour ses forces spécifiques tout en créant des passerelles entre elles. En investissant dans des politiques d’inclusion bien pensées, les entreprises non seulement renforcent la satisfaction et la fidélité de leurs collaborateurs, mais se dotent également d’un avantage concurrentiel durable.

Ce qu’il faut en retenir

Gérer la diversité générationnelle n’est pas une simple obligation, mais une véritable opportunité stratégique pour les entreprises. En intégrant des pratiques inclusives dans les domaines du recrutement, du management et de l’organisation interne, il est possible de transformer les différences générationnelles en un moteur de performance collective. Chaque génération, avec ses forces et ses spécificités, peut contribuer à l’innovation et à l’adaptabilité organisationnelle.

Cependant, l’intégration ne doit pas se limiter aux générations actuellement en activité. L’émergence de la génération Alpha (née à partir de 2010), déjà influencée par des technologies avancées et une conscience accrue des enjeux environnementaux, doit également être anticipée. Cette génération apportera des perspectives inédites, une aisance encore plus marquée avec le numérique et des attentes fortes en matière de durabilité et d’éthique.

Les entreprises qui sauront préparer cette transition générationnelle en développant des environnements de travail inclusifs et évolutifs disposeront d’un avantage compétitif durable. En renforçant les liens intergénérationnels, elles bâtiront des organisations capables de prospérer dans un monde en constante mutation.

Pour aller plus loin
> L’apprentissage en mode projet : format idéal pour la génération Z ?
> Comment intégrer en 6 points les « Z », avec les générations précédentes
> Génération Z : comment ne pas les stigmatiser et mieux les recruter
> Comment vendre à la génération Z ?

2024-12-09T11:24:11+01:008 décembre 2024|Catégories : ETI, GE, Management, PME, TPE|Mots-clés : , , |0 commentaire

Comment intégrer en 6 points les « Z », avec les générations précédentes

La génération Z, née entre 1995 et 2010, représente aujourd’hui une part importante de la population active. Elle se distingue des générations précédentes par ses caractéristiques propres, liées à son environnement numérique, social et économique.

Comment faire travailler la génération Z avec les autres générations au sein de l’entreprise ? Quels sont les enjeux, les défis et les opportunités de ce management intergénérationnel ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

  1. Comprendre les spécificités de la génération Z : les Z sont nés avec le numérique et ont une culture de l’instantanéité, de la collaboration et de l’expérimentation. Ils sont autonomes, créatifs et ambitieux, mais aussi exigeants, impatients et volatils.
  2. Adapter son style de management : les Z ont besoin d’un manager qui soit à la fois un coach, un mentor et un facilitateur. Ils attendent du feedback régulier, de la reconnaissance et de la transparence. Ils apprécient le travail en mode projet, avec des objectifs clairs et des missions variées.
  3. Favoriser le dialogue intergénérationnel : les Z peuvent apporter une valeur ajoutée aux autres générations par leur maîtrise des outils numériques, leur créativité et leur capacité d’adaptation. Il faut donc encourager les échanges de bonnes pratiques, les formations croisées et le mentorat inversé.
  4. Créer un environnement propice à l’innovation : les Z sont attirés par les entreprises qui leur offrent des opportunités d’apprentissage, de développement et d’innovation. Il faut donc leur donner la possibilité de proposer des idées nouvelles, de tester des solutions originales et de participer à des projets innovants.
  5. Prendre en compte leurs aspirations personnelles : les Z sont à la recherche d’un sens dans leur travail, d’une cohérence entre leurs valeurs et celles de l’entreprise. Il faut donc leur expliquer la vision, la mission et les valeurs de l’organisation, ainsi que l’impact social et environnemental de leurs actions.
  6. Les fidéliser en leur offrant des perspectives d’évolution : les Z sont mobiles et n’hésitent pas à changer d’employeur s’ils ne se sentent pas épanouis ou reconnus dans leur travail. Il faut donc leur proposer des parcours professionnels personnalisés, des formations adaptées à leurs besoins et des opportunités de mobilité interne ou externe.

Faire travailler la génération Z avec les autres générations n’est pas une tâche facile, mais c’est un facteur clé de succès pour l’entreprise. Il s’agit de comprendre les besoins, les attentes et les motivations des Z, d’adapter son style de management à leurs spécificités, de favoriser le dialogue et la collaboration intergénérationnels, de créer un environnement propice à l’innovation, de prendre en compte leurs aspirations personnelles et de les fidéliser en leur offrant des perspectives d’évolution. Ainsi, la génération Z peut apporter sa valeur ajoutée à l’organisation et contribuer à sa performance.

2023-03-01T15:00:27+01:001 mars 2023|Catégories : ETI, GE, Management, PME, RH, TPE|Mots-clés : , , |0 commentaire

Génération Z : comment ne pas les stigmatiser et mieux les recruter

Classer les salariés par “générations” entraverait l’intégration des jeunes sur le marché du travail. Pour éviter les conflits entre générations, il faudrait alors éviter de les mettre trop vite dans des cases. En comprenant mieux les jeunes salariés, les responsables RH pourront alors mieux les recruter et les fidéliser.

Une notion de “génération Z” qui gène l’intégration des jeunes salariés

Un récent article de Marc Loriol, Directeur de recherche CNRS, sociologue, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dans The Conversation, vient interroger profondément la notion-même de Génération Z.

Pour le chercheur, classer les salariés en « générations X, Y, ou Z » pose question car cela ne prend pas en compte les qualités et défauts supposés de chaque génération. De nombreuses autres études confirment alors que les conflits entre générations découlent souvent des politiques RH, qui consistent à séparer voire à opposer jeunes et anciens, mettant en place de nombreuses pratiques qui “conduisent à la méfiance, à une moindre transmission du métier et à un accroissement des divergences.”

Ainsi, enfermer les jeunes sous une même étiquette, sous prétexte qu’ils vivent dans la même époque (mais pas forcément les mêmes expériences), est un outil de gestion pratique pour les RH et le monde du marketing. Mais cela ne reflète en rien la réalité. Pire, cela peut la biaiser car cela ne prend nullement en compte l’importance des parcours individuels ou de “la transmission d’un métier et de l’intégration au sein du collectif de travail.”

Les jeunes salariés connaissent souvent une période de précarité

Parmi les effets négatifs de cette catégorisation des salariés par génération, l’on découvre une précarisation très importante des moins de 20 ans.

Quelle solution, selon le sociologue ?
Fidéliser les jeunes entrants en travaillant sur la transmission d’un métier et la construction collective d’un sens positif au travail.

Mieux connaître les jeunes salariés pour mieux les recruter / fidéliser

Il est tout de même primordial de bien comprendre comment fonctionnent les jeunes salariés dans leur ensemble pour adapter son discours, notamment dans une phase de recrutement. La fondation jean jaurès a récemment publié une étude sur “génération z et millennials en europe : le portrait de celles et ceux qui portent le progrès”.

On y apprend notamment que :

  • 59% des jeunes européens ont eu une expérience positive du télétravail et/ou des études à la maison.
  • 61% ont toutefois déclaré être inquiets pour leur santé mentale.
  • Dans la lutte contre le changement climatique, plus des deux tiers des jeunes souhaiteraient que l’UE soit plus stricte envers les entreprises polluantes dans l’UE.
  • 61% des personnes interrogées pensent que l’UE devrait faire davantage pour protéger les droits des personnes LGBTI+.

Un recrutement des jeunes salariés qui doit aussi se faire sur les valeurs de l’entreprise

Comme le démontre cette étude, les jeunes salariés européens sont particulièrement sensibles à l’importance de certaines valeurs au sein des entreprises (l’éco responsabilité, l’inclusion, la flexibilité…). La Génération Z priorise en effet plus la quête de soi à la carrière professionnelle.

Ces nouveaux entrants dans le marché du travail doivent donc être recrutés en prenant en compte une valorisation de l’expérience collaborateur, du bien-être au travail (notamment un rapport vie perso / vie pro particulièrement équilibré), une bonne flexibilité et un fort accompagnement. La diversification des tâches et les possibilités de changer régulièrement de missions sont également des facteurs à prendre en compte pour ce genre de recrutement.

Source: Culture RH

2023-02-04T12:32:40+01:0010 novembre 2022|Catégories : ETI, GE, PME, Recrutement, RH, TPE|Mots-clés : , , , |0 commentaire

Que faire pour manager et garder les moins de 30 ans ?

Entre quête de sens, urgence climatique, désirs sur-mesure et nouvelles formes de travail, le dialogue n’est pas toujours simple entre managers et jeunes recrues. Qu’attendent-ils, au juste, de leur métier ? Et de leur entreprise ? Qu’espèrent-ils accomplir ? Nos clés pour y voir plus clair.

Ils sont en quête de sens, aiment les marques responsables et engagées mais continuent de rejoindre en nombre les grands groupes. Ils sont prêts à tout pour défendre leur santé mentale et à se protéger du burn out mais beaucoup rêvent d’entrepreneuriat ou de travail en freelance – pas tout à fait des promenades de santé. Depuis la rentrée, ils rechignent à renoncer au télétravail, mais la vie de bureau normale leur manque.

Aux yeux des managers, les salariés de moins de 30 ans ont parfois des attentes contradictoires. Faute de repères, leur recrutement et leur « fidélisation », selon le jargon consacré, relève parfois du casse-tête. Ces jeunes pousses sont pourtant loin d’être en rupture : 80% des 18-30 sont satisfaits de leur vie professionnelle et sont attachés au travail, comme aux valeurs auxquelles il est associé – l’effort, le mérite, l’initiative ou la responsabilité. Voilà les grandes lignes du portrait que dressent Frédéric Dabi et Stewart Chau, directeur général de l’Ifop et directeur des enquêtes d’opinion chez Viavoice, dans La Fracture (1), somme d’enquêtes et de sondages menés auprès des moins de 35 ans. « On est très loin d’une génération qui se détourne du travail salarié, souligne Stewart Chau, mais cela cache un mouvement global de redéfinition du lien entre jeunes et entreprises. » Lequel repose sur deux piliers : une exigence accrue envers les sociétés et une volonté farouche, chez les jeunes, de faire changer les choses. Souvent par une foule de détails quotidiens, parfois discrets mais qui changent tout, petit à petit. Et donnent aux managers les clés pour satisfaire ces jeunes salariés.

Les laisser respirer

Du temps libre : voilà LA quête de la génération 18-30 ans, leur désir le plus fort et, à leurs yeux, la clé pour être heureux. « Alors que tous les aspects de notre vie sont soumis à l’urgence, qu’on est constamment sollicité et bombardé d’informations, le temps pour soi devient le sésame le plus précieux », explique Stewart Chau. En 2007, avoir le temps de « profiter de la vie » importait à 31% des jeunes. En 2021, ils sont 42% à citer ce critère, devenu le deuxième le plus important, après une famille heureuse, pour « une vie réussie ». Est-ce à dire que les 18-30 ans de 2021 veulent travailler moins ? Pas forcément. En revanche, ils commencent leur carrière à une époque où le burnout, le harcèlement moral ou le management toxique font partie du langage courant. Sensibilisés, ils sont peut-être plus vigilants à leur santé. « Ils sont surtout très lucides sur l’imbrication, pas forcément heureuse mais nécessaire, de leurs vies professionnelle et personnelle. Cette génération sait parfaitement que tout ne s’arrête pas quand ils quittent le bureau. »

Entremêler pro et perso

Et ils l’acceptent, à condition qu’on les autorise à faire de même. Puisque le travail les suit chez eux – parfois jusque dans leur lit avec des mails tardifs – ils réclament le droit de venir au bureau avec leur vie privée. « Les jeunes salariés d’aujourd’hui dépassent la conciliation et inventent la réconciliation des temps de vie, pro et perso, souligne Stewart Chau. Ils ne veulent plus seulement avoir l’un à côté de l’autre, dans deux espaces-temps hermétiques, mais l’un avec l’autre. »

Concrètement, ils n’hésitent pas à s’absenter dans la journée pour faire, dans le quartier de leur bureau, ce qu’on fait habituellement près de chez soi : aller à la salle de sport ou à un rendez-vous médical, récupérer un colis, faire une course, visiter un appartement ou même un rendez-vous rapide avec un proche. « Cela implique un énorme besoin de flexibilité, à tous les niveaux, poursuit Stewart Chau. Ce besoin n’est pas propre aux jeunes, mais ils en sont à l’avant-garde, ils en font la nouvelle norme et influencent les autres salariés. C’est très lié à l’adhésion massive des jeunes au libéralisme : au bureau, ils veulent de la liberté. »

Être (hyper) à l’écoute

« Individuelle », pourrait-on ajouter. Car les salariés de moins de 35 ans n’attendent pas de la flexibilité appliquée à tous, mais sur-mesure. « On note l’idée que la réconciliation des temps de vie se fait à partir de l’expérience de chacun, précise Stewart Chau. Si l’employeur en impose les termes, ça ne fonctionne pas. L’idée, c’est « JE définis, pense et organise ma réconciliation pro-perso ». C’est sur ce point que les jeunes sont le plus à l’avant-garde et qu’ils influencent leur environnement. » Face aux managers censés appliquer de nouvelles règles de télétravail ou de flex office, les jeunes recrues montent donc au créneau pour faire valoir leurs spécificités, leurs besoins et leurs envies. Et obligent du même coup leurs chefs à repenser le travail collectif, les critères d’évaluation ou la relation manager-managé.

Boire un verre

Laquelle se construit aussi au bistrot du coin, passées 19 heures. 43% des moins de 35 ans boivent régulièrement un verre avec leurs collègues près du bureau, contre à peine un quart des plus de 50 ans. Une tendance à trinquer qui, davantage qu’un goût prononcé pour la boisson, traduit un besoin de se connaître vraiment. Les jeunes salariés ressentent et recherchent, davantage que leurs aînés, un sentiment d’appartenance collective, aussi bien dans le travail que sur un terrain personnel. Pour les jeunes salariés, le bureau est un lieu où, en plus d’exercer son métier, on s’exprime, on défend ses valeurs et ses engagements.

« Plus qu’un agrégat de compétences, ils considèrent l’entreprise comme une réelle communauté humaine », résume Stewart Chau. 33% des jeunes – contre 26% en moyenne – attendent ainsi de la bienveillance de leur entreprise, et 43% – contre 36% – de la solidarité. À leurs yeux, le bureau est un lieu de vie et d’engagement collectif, où chacun partage le souci du progrès et du bien-être de tous. D’où l’importance de liens solides, presque amicaux, parfois intimes, avec leurs collègues. Les 18-30 ans veulent en fait que leur ambiance de travail, tout comme la nature de leur métier, soit source de sens et de plaisir. Utopistes ? Peut-être, aux yeux des plus âgés. Mais il y a fort à parier que les jeunes rejetteraient tout net cette étiquette. Car, s’ils sont exigeants, ils sont aussi plus fiers, plus heureux et plus attachés à leur travail que leurs aînés. En clair : pour peu qu’on leur donne ce dont ils ont besoin, les 18-30 pourraient bien être plus épanouis et plus engagés. Au bénéfice, aussi, des entreprises.

Source : Figaro

2022-04-23T19:14:47+02:0023 avril 2022|Catégories : Management, RH|Mots-clés : , , , |0 commentaire

Génération Z : mieux les connaître, afin de mieux les recruter

Les attentes et les critères ont bien changé entre la génération que l’on appelle aujourd’hui la « Gen Z » et la précédente. Et pour cause, les aspirations liées au développement professionnel, à la reconnaissance, au salaire ou encore à la politique RSE sont toutes autres. Les entreprises doivent s’adapter et prendre en compte ces nouveaux desiderata si elles souhaitent attirer et surtout fidéliser leurs employés.

Bien que la pénurie de talents touche de nombreux secteurs d’activité, la question de recrutement des 18-25 ans s’impose comme une problématique majeure. Afin de leur proposer la meilleure expérience RH collaborateur, les aspirations doivent être clairement définies et ce, dès les phases préliminaires de leur recrutement. La « Gen Z » semble attacher une importance toute particulière aux opportunités de développement personnel. En arrivant sur le marché du travail, ils ne cherchent plus simplement à occuper un emploi mais bien à continuer d’apprendre, à développer leurs compétences ou à en acquérir de nouvelles. De plus, ils veulent être compris et reconnus et voir leurs attentes prises en compte, que ce soit en matière d’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle ou au regard de l’intérêt des missions.

De fortes attentes en matière de diversité et d’environnement

Les différentes générations
Que ce soit dans leurs vies personnelles et professionnelles, la « Gen Z » regroupe généralement des profils engagés qui demandent à être traités de la même manière : égalité des sexes, diversité et inclusion ou encore lutte contre le réchauffement climatique sont autant de sujets qui leur tiennent à cœur. De façon générale, ces jeunes seraient plus enclins à signer un contrat de travail avec une entreprise qui n’est pas encore inclusive, mais qui démontre ses ambitions en la matière. Dans cet objectif, ils seront plus enclins à effectuer des recherches sur les engagements de l’entreprise pour préparer les entretiens de recrutement.

À l’heure de la crise sanitaire, comment se positionner sur le marché du travail ? D’après une récente étude, les éléments qui feront la différence d’un candidat à un autre seront par exemple son expérience professionnelle, sa personnalité et son niveau d’études. Les jeunes souhaitent également être valorisés pour leurs expériences – même si elles sont parfois modestes à leur âge – et la cohérence de leur parcours. Ils considèrent d’ailleurs que le manque d’expérience est leur principal obstacle, devant le risque de discrimination qu’ils pourraient subir.

Une réaction mitigée face au « 100% télétravail »

La crise sanitaire a bousculé l’organisation du travail. Désormais, les recruteurs n’hésitent plus à chercher des candidats sur l’ensemble du territoire si l’emploi en question est compatible avec le télétravail. Pour autant, s’ils apprécient la flexibilité et la modularité possibles aujourd’hui, tous les jeunes n’en font pas une condition sine qua none. La moitié affirme pouvoir accepter facilement un emploi même s’ils n’ont pas l’opportunité de télétravailler.

La perspective du « 100 % télétravail » provoque des réactions mitigées au sein de la jeune génération : peu seraient prêts à accepter un emploi qui n’offre pas la possibilité de se retrouver dans des locaux. Pour la « Gen Z », le lien social reste important et le travail ne peut pas se passer d’interactions.

Les aspirations des 18-25 ans, multiples et nuancées, appellent des réponses qui le sont tout autant. Il ne s’agit pas seulement de proposer une promesse employeur attrayante mais de l’aligner avec les besoins, désirs et valeurs de cette jeune génération. En tâchant de comprendre les attentes de ses cibles de recrutement, les entreprises pourront sans doute conserver une certaine longueur d’avance sur leurs « concurrents » dans la guerre des talents.

Source : JDN

2023-02-04T12:33:26+01:0013 avril 2022|Catégories : ETI, GE, PME, Recrutement, RH, TPE|Mots-clés : , , , |0 commentaire

Les Millennials : comment engager et motiver une génération connectée ?

Les Millennials possèdent indéniablement des caractéristiques distinctives sur le marché/dans le monde du travail, que les organisations doivent connaître si elles souhaitent attirer les meilleurs talents de cette génération.

Mais tout d’abord, qui sont les Millennials ? Toute personne née entre 1981 et 1996 est un Millennial. Ils sont innovants au travail, ils sont doués pour le multitâche et, surtout, ils constituent une grande partie des actifs français sur le marché du travail, ce qui en fait la cible convoitée de nombreuses stratégies de recrutement.

Voici ce que les Millennials attendent de leur employeur :

  • Un site de carrière optimisé pour les mobiles
  • Des offres d’emploi au bon endroit
  • Du savoir-faire en matière de publicité sur les médias sociaux
  • Afficher des valeurs progressistes
  • Une aide au remboursement des prêts étudiants
  • Des horaires flexibles

Tout est dans le mobile

93 % des Millennials possèdent un smartphone. Sans surprise, ils dépassent également leurs homologues de la génération précédente en termes d’utilisation des médias sociaux et de temps d’utilisation quotidien du téléphone. Dans ce contexte, il est crucial pour les recruteurs de développer et d’établir une stratégie de recrutement mobile efficace. Si ce n’est pas le cas, ils risquent de perdre de nombreuses opportunités, car 19 % des Millennials n’utilisent que leur smartphone, pas leur ordinateur.

Vérifiez votre site de carrière

Si vous prenez le train en marche dans l’espoir d’inciter les Millennials à postuler à vos emplois, commencez par votre page carrière. Chacun de ses éléments de conception doit être optimisé pour les mobiles. Une mise en page sur une seule colonne combinée à un menu facile à manipuler, pas de formulaires à rallonge et des « Call To Action » simplifiés font généralement l’affaire.

Diffusez sur les bons jobboards

Les sites d’offres d’emploi par lesquels vous partagez vos offres d’emploi doivent également être optimisés pour les smartphones. Si vous essayez d’embaucher des jeunes diplômés ou de gagner en visibilité auprès des jeunes, assurez-vous que les plateformes où vos offres sont affichées sont également accessibles pour les mobiles.

Envisagez la publicité sur les médias sociaux

La plus grande partie du marketing RH consiste à savoir où se trouve votre cible et à communiquer avec elle au bon moment et avec le bon message.
En 2019, McDonald’s, l’un des plus grands employeurs de Millennials en France, a lancé une campagne de recrutement sur Snapchat. En se voyant dans une casquette McDonald’s grâce à un filtre de réalité augmentée, les utilisateurs étaient incités à postuler pour la chaîne de restauration en quelques clics. L’énorme succès de ces « snapplications » est dû en grande partie à l’aspect ludique de la campagne et à la capacité de McDonald’s à parler la langue de ses candidats. Lorsque vous recrutez un public plus jeune, osez essayer de nouvelles idées et plongez dans un territoire inexploré.

Modernisez votre culture d’entreprise

Les Millennials veulent rendre le monde meilleur, et ils veulent évoluer au sein d’une organisation ayant les mêmes aspirations. Le lieu de travail idéal pour les Millennials doit donc être :

  • respectueux de l’environnement
  • socialement responsable et visant la durabilité
  • est conscient des inégalités mais s’efforce de les corriger
  • adopter un programme sur la diversité, l’inclusion et l’équité qui reflète les évolutions actuelles de la société

Aller au-delà du salaire

Il est évident qu’un salaire compétitif est attrayant pour tous les candidats, indépendamment des distinctions générationnelles. En ce qui concerne les avantages supplémentaires, voici quelques éléments à inclure dans un package de rémunération pour le rendre vraiment appétissant pour cette génération :

Les aider à rembourser leurs prêts étudiants

En raison de l’augmentation du coût de la vie et de l’allongement de ses études, le Millennial n’est pas complètement libéré financièrement lorsqu’il rentre sur le marché du travail. Selon une enquête récente de Business Insider, les Millennials comptent encore financièrement sur leurs parents et ont du mal à rembourser leurs dettes d’études. Pour ces raisons, un programme complet d’avantages sociaux comprenant une aide au remboursement des prêts étudiants est susceptible d’accroître l’intérêt des Millennials pour votre organisation.

De la liberté dans l’organisation du travail

Dites adieu aux horaires de travail rigides. Habitués à ce que certains pourraient considérer comme un style de vie insouciant, la plupart des Millennials s’attendent à pouvoir travailler à domicile au moins une partie du temps et trouvent que les horaires flexibles sont un atout majeur. La pandémie du covid-19 nous aura montré que télétravailler longtemps est tout à fait envisageable.

Attirer les Millennials dans votre entreprise n’est pas une tâche herculéenne. Il suffit déjà de les atteindre là où ils se trouvent et d’afficher une vision ouverte de l’avenir qui s’aligne sur la leur. Alors que le rythme des départs à la retraite des baby-boomers ne cesse de s’accélérer, la génération Z commence à obtenir son diplôme universitaire et entre de plain-pied dans la vie active. Ces jeunes et les changements qu’ils provoquent, continueront certainement à façonner le marché du travail dans les décennies à venir. Jusqu’à une éventuelle prise de contrôle par les Zoomers, les Millennials resteront l’épine dorsale du marché du travail pendant un certain temps. Une génération à comprendre, pour mieux la recruter… et l’engager.

Source : JDN

2022-03-22T10:34:23+01:0023 mars 2022|Catégories : ETI, GE, Management, PME, Recrutement, RH, TPE|Mots-clés : , , , , , |0 commentaire

Millennials et Z : focus sur ces deux générations

Inutile de se fermer les yeux, les millenials et la génération Z sont liés à l’information exponentielle issue des réseaux sociaux, des médias, que celle-ci soit bienveillante ou malveillante et aux sites internet.

Elles vivent au moment où les informations circulent sans frontières et ont appris au fil des années à détecter le vrai du faux pour certains ou bien à être envahis, pour d’autres, par des idées perverses ou a contrario se conforter dans leurs idées reçues. L’épidémie sanitaire avec son cortège d’informations contradictoires les a obligés à prendre conscience de la fragilité du monde dans lequel ils évoluent et à penser qu’ils devront agir.

L’enquête mondiale Deloitte 2021 s’est penchée sur des sujets liés à la pandémie, notamment ses effets sur les comportements, les niveaux de stress et les opinions des répondants. L’enquête a également porté, comme dans les baromètres précédents, sur la satisfaction des personnes interrogées quant au rôle des entreprises dans la société. Elle a de plus approfondi les questions qui intéressent les Millennials et la Génération Z, notamment l’environnement, l’égalité sociale et la discrimination.

Le cadeau du digital

Les Millennials, nés entre 1980 et la fin des années 1990 et la Génération Z née entre 1997 et 2010 ont eu pour cadeau, au moment de leur majorité, grâce aux plateformes en ligne et aux réseaux sociaux, de pouvoir s’exprimer sans limites, d’influencer des personnes et institutions sur toute la planète. Ce pouvoir leur a permis d’appréhender le monde, les valeurs et les comportements.

Des mouvements issus d’un pays qui gagnent la sphère mondiale

Ils vivent l’extraordinaire effet boule de neige des mouvements qui gagne la planète en quelques clics grâce à internet : #MeToo à Black Lives Matter, des marches sur le dérèglement climatique au printemps arabe, de la demande de produits écologiques la remise en question des produits respectueux de l’environnement ou de la remise en cause du capitalisme des parties prenantes, ces générations nées avec le digital imposent un réel changement réel dans la société et les entreprises.

La pandémie, une potion magique pour s’exprimer

Certes, les deux générations ont dû réduire les échanges conviviaux mais la pandémie ne les a guère réduites au silence bien au contraire. En fait, l’enquête mondiale Deloitte sur les Millennials de 2021 suggère que :

« la pandémie, les phénomènes extrêmes, ainsi qu’une atmosphère sociopolitique tendue, pourraient avoir renforcé les passions des gens et leur avoir donné de l’oxygène. ».

La prise de conscience de la gravité sanitaire

Pendant le premier épisode de confinement, les deux générations ont su improviser et apprécier certaines conséquences de cette pandémie comme le fait de ne plus avoir à se déplacer en transport en commun mais ils ont aussi étudier les opportunités. Aujourd’hui après deux années d’incertitudes et de confinements épisodiques, de vaccinations et de pass sanitaire, une certaine lassitude et désarroi se font ressentir – être enfermé et isolé, vivre avec la peur constante de tomber malade ou de voir ses proches tomber malade, et être témoin d’événements dévastateurs à travers le monde – a considérablement eu un impact sur leur optimisme.

Se responsabiliser et responsabiliser les autres

L’enquête montre de manière explicite que les que les Millennials et la Génération Z canalisent leur énergie pour se responsabiliser et à responsabiliser les autres. Ils n’hésitent pas à dénoncer le racisme et le sexisme, et à fuir les entreprises et les employeurs dont les actions sont en conflit avec leurs valeurs personnelles. Ainsi les Millennials et la Génération Z, n’hésitent pas à remettre en question, voire à bouleverser le statu quo qui s’est installé depuis trop longtemps à leur avis. Ces générations croient au pouvoir des individus de créer le changement. Même s’ils veulent que les institutions en fassent plus et n’hésitent pas à demander l’intervention du gouvernement pour réparer ce qu’elles ne peuvent pas faire, ils embrassent la responsabilité personnelle. C’est évident dans leur approche de tout, de la pandémie à la justice sociale – une approche qui a des ramifications réelles pour les employeurs, les détaillants et toute autre organisation ou institution.

Génération Z

Source : dynamique-mag

2022-03-22T10:11:52+01:0022 mars 2022|Catégories : ETI, GE, Management, PME, TPE|Mots-clés : , |0 commentaire

Comment vendre à la génération Z ?

Les Digital natives, génération née à partir de 1996, représenteraient en France un marché de quelque 60 milliards d’euros. Exigeants et engagés, ils sont équipés à 98% de smartphones. Tour d’horizon des bonnes pratiques pour séduire ces nouveaux consommateurs.

A peine a-t-on commencé à cerner les Y qu’il faut déjà se pencher sur les Z… Certes les moins de 25 ans ont un pouvoir d’achat moins important que leurs aînés mais ils représenteraient pour les marques une manne de 3.000 milliards d’euros dans le monde, dont 60 milliards en France, selon une étude d’OC & C Strategy Consultants publiée en 2019. Comprendre la GenZ… La tâche n’est pas si simple. Car, malgré des similitudes, les Digital natives ne partagent pas les mêmes valeurs et pratiques que la génération précédente, les Millenials .

1. Convaincre en huit secondes

Ultraconnectés et zappeurs invétérés, les Z n’auraient que 8 secondes d’intérêt pour un contenu, selon une étude publiée en 2020 par Vivendi Brand Marketing. Soit quatre secondes de moins que les Y. Une marque dispose donc de ce minuscule créneau pour faire passer son message ! Un Z possèdant en moyenne 4,4 comptes, selon OC & C Strategy Consultants, il faut, en toute logique, être présent sur les leurs réseaux sociaux favoris : Snapchat , Instagram , Tiktok ou encore Yubo, outsider tricolore en pleine croissance . Et, bien sur, utiliser sur les formats courts, comme les stories ou les clips vidéos, pour tenir les 8 secondes.

2. Etre relayé par des influenceurs

Plus encore que les aînés, les Digital natives se méfient de la parole institutionnelle. D’après eMarketer, 52 % d’entre eux accordent plus de confiance aux influenceurs du monde entier qu’aux célébrités et aux sportifs. Placer son produit dans le post dans d’un de leurs pairs aux dizaines de milliers de followers est la meilleure manière de convaincre cette cible !

3. Porter haut et fort des valeurs

Tous les Z ne sont pas des Greta Thunberg mais cette génération est indéniablement plus activiste que la précédente. Respect de la diversité, des genres, de l’environnement, les entreprises doivent adopter des comportements éthiques. Et le faire savoir. Gucci n’a pas manqué d’envoyer un signal fort aux Z avec la création d’un poste de « direction monde de la diversité, de l’équité et de l’inclusivité ».

4. Etre sincère

D’après Vivendi Brand Marketing, les Digital natives sont une tribu « sans filtre » qui parle des « vrais problèmes de la vraie vie », contrairement à celle des Y, génération selfie par excellence. Consommateurs avertis, ils consultent trois sources avant un achat et se montrent plus économes que leurs aînés. Simuler la rareté d’un produit pour augmenter la désidérabilité peut provoquer un sérieux retour de bâton. Idem pour les prix. A coup de vidéos sur youTube, les Z se font un plaisir de tirer à boulets rouges sur les marques qui pratiquent des tarifs exorbitants.

5. Offrir du sur-mesure

Les Z adorent suivre les modes… tout en affichant leur singularité. Ils raffolent des collections capsules et des produits personnalisables ou sur-mesure.

6. Etre multicanal

Pour la Gen Z, le shopping en ligne et le retail ne sont pas antinomiques. D’après une étude du chatbot conversationnel Jam et de l’agence de marketing digital Intuiti, les magasins restent ainsi le lieu de prédilection de 47 % d’entre eux pour le shopping plaisir et le repérage. Ensuite, les transactions se font très majoritairement en ligne. Les Z ne boudent pas les sites des marques mais ils achètent prioritairement sur les plateformes multimarques. Amazon étant la marketplace préférée des jeunes hommes et Asos , celle des jeunes femmes.

7. Engranger les bons avis de consommateurs

L’étude de Jam et Intuiti souligne également l’importance des commentaires des internautes : 68 % des Z consultent souvent ou toujours les avis en ligne avant d’acheter un produit. Inciter les consommateurs à évaluer leurs expérience est donc clé. Et ne surtout pas laisser passer un commentaire négatif sans y répondre…

Source : Business.lesechos

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