Trouver son premier emploi avant la fin des études : la méthode qui fonctionne

Dans un contexte où la compétition sur le marché de l’emploi n’a jamais été aussi vive, accéder à un premier poste stable avant même la remise du diplôme constitue un avantage déterminant pour les jeunes diplômés.

Pourtant, si beaucoup aspirent à une insertion rapide, peu connaissent les mécanismes concrets qui permettent d’y parvenir. Une telle réussite repose moins sur la chance que sur une méthodologie clairerigoureuse et réaliste, articulée autour de plusieurs axes fondamentaux. Elle suppose un engagement personnel fort, un travail d’analyse de soi, et une capacité à mettre en œuvre des actions concrètes, tout au long du parcours académique.

Clarifier son projet professionnel

Etudiante
Clarifier son projet professionnel constitue une première étape incontournable. Il s’agit de dépasser l’approche généraliste du type « je veux travailler dans le marketing » pour parvenir à une définition précise d’un métier, d’un environnement de travail, voire d’une typologie d’entreprise. Cette démarche suppose de se poser les bonnes questions : quelles sont les missions qui m’attirent réellement ? Préférai-je travailler dans une structure hiérarchisée ou une start-up agile ? Ai-je un attrait particulier pour un secteur (culture, sport, agroalimentaire) ou pour un métier (chargé de communication, business developer, UX designer) ?

Pour répondre à ces questions, il est essentiel de multiplier les expériences. Les stages, l’alternance, les jobs étudiants et les projets associatifs offrent une première immersion dans des univers professionnels variés. À cela s’ajoutent les échanges avec des alumni, les entretiens d’exploration professionnelle (appelés aussi « informational interviews ») et les questionnaires d’orientation comme le RIASEC. Prenons l’exemple de Léo, étudiant en école de commerce : après un stage de six mois dans une grande banque, il réalise que le secteur bancaire ne lui convient pas. Il rebondit alors vers une mission freelance dans le digital, découvre un intérêt fort pour l’analyse de données marketing et décide d’orienter sa recherche vers les start-up spécialisées en e-commerce.

Construire une stratégie de recherche d’emploi efficace

Une fois son cap défini, il est temps de structurer une stratégie de recherche d’emploi. Contrairement aux idées reçues, chercher un emploi ne se résume pas à répondre à quelques offres sur un site généraliste. Il s’agit de mettre en œuvre une démarche organisée, presque scientifique. Cela passe par la constitution d’une base de données personnelle : entreprises cibles, contacts repérés, candidatures envoyées, dates de relance. Un tableau Excel ou un outil de gestion de projet type Trello peut parfaitement faire l’affaire.

Il est utile d’identifier les canaux de diffusion d’offres les plus pertinents selon le secteur visé : Welcome to the Jungle pour les entreprises innovantes, Apec pour les postes à responsabilités, FashionJobs pour la mode, ou encore JobTeaser pour les étudiants, et bien d’autres… Les forums écoles, les événements de networking, les conférences métiers constituent aussi des lieux clés pour établir des connexions utiles. Par exemple, lors d’un salon étudiant, Chloé rencontre un recruteur de Decathlon avec qui elle échange brièvement. Elle relance ce contact une semaine plus tard avec une candidature ciblée. Elle sera rappelée et embauchée trois mois plus tard.

Il faut également prendre en compte les calendriers de recrutement. Les cabinets de conseil, les banques, les grandes entreprises industrielles organisent des campagnes de recrutement très en amont. À l’inverse, les agences de communication ou les structures à taille humaine raisonnent à très court terme. Il est donc stratégique d’adapter son rythme à celui de son secteur.

Soigner son identité numérique

À l’ère du recrutement digitalisé, soigner son identité numérique est devenu une obligation. Le profil LinkedIn constitue désormais la carte de visite professionnelle par excellence. Il doit être mis à jour, illustré avec une photo sobre mais engageante, accompagné d’un résumé clair, d’expériences décrites de façon synthétique et orientée résultats. Intégrer des liens vers des réalisations (site web, article, vidéo, code, etc.) renforce considérablement la crédibilité du profil.

Mais LinkedIn ne se limite pas à un CV en ligne. C’est un réseau vivant, où commenter, partager, publier peut permettre de gagner en visibilité. Prenons l’exemple de Rémi, jeune diplômé en communication, qui décide de publier une courte analyse des campagnes de marques engagées. L’article est relayé, commenté, et attire l’attention d’un directeur d’agence. Deux semaines plus tard, il est convié à un entretien.

Enfin, les profils créatifs (design, audiovisuel, rédaction, UX) gagneront à créer un portfolio en ligne. Sur Behance, Dribbble, GitHub ou leur propre site, ils peuvent démontrer leur savoir-faire. Montrer ses compétences plutôt que les raconter est un levier d’impact fort.

Mobiliser son réseau professionnel

Le réseau professionnel constitue un levier majeur pour accéder à un emploi, mais encore faut-il savoir l’activer. Il ne s’agit pas de demander un poste, mais d’engager un échange constructif. Une démarche simple peut consister à contacter un ancien de son école sur LinkedIn en lui proposant un échange de vingt minutes. Préparer quelques questions ciblées (sur son parcours, ses missions, les évolutions de son entreprise) suffit pour créer une relation authentique.

L’effet cumulatif du réseau est souvent sous-estimé. Plus les contacts se multiplient, plus les connexions se croisent, et plus la probabilité de se faire recommander augmente. C’est ainsi que Salma, étudiante en ressources humaines, a trouvé un stage en contactant la responsable RH d’une PME via une relation de son club de théâtre universitaire. Ce stage s’est prolongé par un CDD, puis un CDI dès la remise de son diplôme.

Rédiger des candidatures percutantes

Le CV et la lettre de motivation restent des outils centraux, malgré la montée en puissance de LinkedIn. Un bon CV est un CV ciblélisiblehiérarchisé, avec des expériences détaillées par missionsrésultats et compétences acquises. La personnalisation est la clé. Il faut éviter le modèle universel qui tente de plaire à tous.

La lettre de motivation, bien que parfois négligée, peut faire la différence. Elle doit répondre à trois questions : pourquoi cette entreprise, pourquoi ce poste, et en quoi mon profil est pertinent. Elle doit être directe, personnalisée, sans phrases creuses. Certains profils plus créatifs peuvent se démarquer par une vidéo, un mini-site, voire une lettre graphique.

Par exemple, Hugo, étudiant en marketing digital, a conçu une fausse page produit Amazon pour se présenter à une agence spécialisée dans l’e-commerce. Cette initiative originale a retenu l’attention et lui a permis d’être recruté.

Préparer ses entretiens avec rigueur

L’entretien est souvent l’ultime étape, mais aussi celle où beaucoup trébuchent. Une préparation rigoureuse est indispensable. Il convient de travailler les questions classiques (qualités, défauts, projets professionnels) mais aussi d’anticiper les mises en situation et les questions comportementales (méthode STAR : Situation, Tâche, Action, Résultat).

Savoir parler de soi avec confiance mais humilité, savoir illustrer chaque affirmation par un exemple précis, savoir reformuler les enjeux du poste et poser des questions pertinentes : telles sont les qualités attendues. Il ne faut pas hésiter à s’entraîner avec un ami, un enseignant ou un coach. L’enregistrement vidéo d’un entraînement permet d’ajuster son ton, sa posture, son débit.

Les entretiens en visio imposent d’autres codes. Il faut tester son matériel, soigner le fond d’écran, éviter les interruptions, et maintenir un regard caméra. Ces éléments peuvent paraître accessoires, mais ils influencent fortement la perception du recruteur.

Ce qu’il faut en retenir

Accélérer son insertion professionnelle ne relève ni du hasard ni d’une stratégie opportuniste. C’est le fruit d’une méthodologie construite, appuyée sur une connaissance de soi, une maîtrise des outils disponibles, et une dynamique proactiveClarifier son projetactiver son réseaucibler les bons canauxproduire des candidatures de qualité et se préparer aux entretiens forment les fondements de cette démarche. En les mettant en pratique dès le début de son dernier cycle d’études, tout étudiant peut non seulement anticiper son avenir mais également l’engager dans des conditions optimales.

2025-03-29T18:39:48+01:0029 mars 2025|Catégories : Conseil, RH|Mots-clés : , |0 commentaire

Attirer et intégrer la génération Z en entreprise : comprendre leurs attentes et réinventer le recrutement

L’arrivée de la génération Z sur le marché du travail bouleverse les méthodes de recrutement et pousse les entreprises à revoir leurs stratégies. Nés entre 1997 et 2012, ces jeunes professionnels se distinguent par leur rapport singulier au travail, influencé par une culture numérique omniprésente et une sensibilité accrue aux enjeux sociétaux. Alors, comment les entreprises peuvent-elles attirer et fidéliser ces talents déterminants pour leur avenir ?

La génération Z : des attentes nouvelles et affirmées

Un rapport au travail redéfini
Contrairement aux générations précédentes, les membres de la génération Z ne considèrent plus le travail comme une finalité en soi. Ils recherchent un équilibre entre leur vie professionnelle et personnelle, et accordent une importance cruciale au bien-être au travail.

Ils ne veulent plus d’une hiérarchie rigide ni d’un environnement où la présence physique prime sur la productivité. Le télétravail, la flexibilité des horaires et l’autonomie dans la gestion des missions sont des critères décisifs dans leur choix d’employeur.

Une quête de sens et de valeurs fortes
La génération Z se montre particulièrement exigeante quant aux valeurs portées par les entreprises. Ils attendent des engagements concrets en matière de développement durable, d’éthique et d’inclusion. Travailler pour une entreprise engagée dans des actions environnementales et sociales n’est pas un simple bonus pour eux, mais une véritable condition d’engagement.

Une maîtrise intuitive du numérique
Ayant grandi avec Internet, les réseaux sociaux et les outils collaboratifs, cette génération attend des entreprises qu’elles soient à la pointe de la transformation digitale. Des processus de recrutement fluides et digitalisés, une communication interne instantanée et des outils de travail collaboratifs sont des prérequis pour les attirer et les retenir.

Les défis du recrutement de la génération Z

Un turn-over accéléré
La génération Z est marquée par une grande mobilité professionnelle. Contrairement à leurs aînés, ils ne cherchent pas la sécurité à tout prix et n’hésitent pas à quitter un emploi si celui-ci ne répond pas à leurs attentes. Cette situation oblige les employeurs à repenser leurs stratégies de fidélisation en proposant des parcours professionnels attrayants, évolutifs et adaptés à leurs aspirations.

Des attentes fortes en matière de reconnaissance
Cette génération attend une reconnaissance immédiate et régulière. Un management basé sur la confiance, la transparence et la valorisation des compétences individuelles est essentiel pour maintenir leur engagement.

Des processus de recrutement à repenser
Les entretiens classiques et les candidatures traditionnelles (CV, lettres de motivation) semblent obsolètes pour cette génération habituée à l’instantanéité. Les entreprises doivent s’adapter en optant pour des méthodes plus dynamiques comme la gamification, l’utilisation des réseaux sociaux pour sourcer des talents et l’organisation de challenges interactifs (hackathons, compétitions de projets, etc.).

Exemples d’entreprises ayant réussi à intégrer la génération Z

  • L’Oréal : En utilisant TikTok et LinkedIn pour recruter, en organisant des hackathons et en proposant des expériences immersives aux candidats, L’Oréal a su attirer les jeunes talents grâce à une approche digitale et innovante.
  • Decathlon : Avec une culture d’entreprise misant sur l’autonomie et la responsabilisation, Decathlon attire les jeunes en leur proposant rapidement des postes à responsabilité.
  • Capgemini : L’entreprise mise sur des parcours de formation continue et des projets collaboratifs innovants pour favoriser l’engagement des jeunes professionnels. Son programme « Graduate Program » permet aux jeunes diplômés d’accéder rapidement à des missions enrichissantes.
  • Blablacar : En mettant en avant sa culture d’entreprise flexible et son engagement environnemental, Blablacar séduit la génération Z par ses valeurs et ses opportunités de télétravail.
  • Michelin : L’entreprise a renforcé sa marque employeur en développant des initiatives autour du bien-être des salariés et de la diversité, attirant ainsi des jeunes talents en quête de sens et d’engagement sociétal.

Comment attirer et fidéliser la génération Z ?

  1. Proposer un travail porteur de sens

Les jeunes talents d’aujourd’hui recherchent bien plus qu’un simple emploi : ils veulent un engagement professionnel qui fait écho à leurs valeurs personnelles. Les entreprises doivent donc mettre en avant leurs initiatives en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), leur implication environnementale et leur impact social. Proposer des projets en lien avec des causes importantes (écologie, diversité, inclusion) ou favoriser l’engagement des employés dans des actions associatives sont autant d’éléments attractifs pour cette génération.

  1. Offrir de la flexibilité et de l’autonomie

La rigidité des horaires et des lieux de travail ne séduit plus la génération Z, qui privilégie la liberté et l’adaptabilité. Offrir la possibilité de télétravailler, aménager des horaires flexibles et laisser une marge d’autonomie dans la gestion des missions sont des leviers puissants pour séduire ces jeunes professionnels. Les entreprises qui encouragent l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle bénéficient d’un taux de fidélisation plus élevé.

  1. Miser sur des technologies modernes

Étant ultra-connectée, la génération Z attend des entreprises qu’elles soient à la pointe des outils digitaux. L’usage de logiciels collaboratifs (Slack, Notion, Trello), de plateformes d’apprentissage en ligne ou encore d’outils de communication instantanée est un facteur clé d’intégration. Digitaliser le processus de recrutement, proposer des entretiens via visioconférence et utiliser l’intelligence artificielle pour améliorer l’expérience candidat sont autant d’initiatives qui facilitent leur engagement.

  1. Renforcer la formation continue

Les jeunes professionnels veulent évoluer rapidement et acquérir sans cesse de nouvelles compétences. Une entreprise qui investit dans la formation continue, propose des parcours de montée en compétence et favorise le mentorat aura plus de chances de retenir ses talents. La mise en place de certifications internes, de formations en ligne et de séances de coaching renforce leur motivation et leur sentiment d’évolution professionnelle.

  1. Adopter un management participatif et bienveillant

Le management descendant et autoritaire ne séduit plus. La génération Z valorise un mode de management basé sur l’écoute, l’échange et la reconnaissance. Donner du feedback régulier, encourager les prises d’initiatives et impliquer les collaborateurs dans la prise de décision sont des éléments essentiels pour maintenir leur engagement. Une entreprise qui favorise un environnement de travail collaboratif et inclusif attirera plus facilement ces jeunes talents.

Ce qu’il faut en retenir

La génération Z bouleverse les codes traditionnels du travail et du recrutement, imposant aux entreprises une transformation en profondeur. Attirer et fidéliser ces talents requiert bien plus que des ajustements superficiels : il s’agit de repenser en profondeur la culture d’entreprise, les méthodes de management et les perspectives d’évolution offertes aux collaborateurs. Cela passe par des missions porteuses de sens, où les jeunes professionnels peuvent s’épanouir et se sentir utiles, mais aussi par une flexibilité accrue qui leur permet d’organiser leur travail en fonction de leur mode de vie.

L’intégration des nouvelles technologies est une autre pierre angulaire de cette transition : la digitalisation des processus de recrutement, l’usage d’outils collaboratifs et des solutions innovantes d’apprentissage sont des leviers puissants pour capter l’attention de cette génération connectée. Enfin, les entreprises doivent adopter une approche managériale plus inclusive, axée sur l’échange, la reconnaissance et l’autonomie.

Les organisations capables de comprendre et d’anticiper ces attentes ne se contenteront pas de recruter la génération Z, elles s’assureront aussi de son engagement sur le long terme, garantissant ainsi leur propre pérennité dans un monde professionnel en constante évolution.

Pour compléter cet article :
Différences entre les générations X, Y, Z et Alpha en milieu professionnel
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Génération Z, le nouveau visage du management

2025-03-08T09:01:47+01:006 mars 2025|Catégories : Conseil, ETI, GE, PME, TPE|Mots-clés : , , |0 commentaire

L’Intelligence Artificielle : Comment elle va façonner l’emploi d’ici 2030

La révolution numérique opère une transformation profonde et irréversible du monde professionnel, avec l’intelligence artificielle (IA) en fer de lance. Cette technologie ne se contente pas d’optimiser des processus : elle redéfinit les normes, supprime certaines barrières et ouvre des perspectives inédites pour les entreprises et les individus. En rendant obsolètes certaines pratiques et en redéfinissant d’autres, l’IA façonne un paysage professionnel en constante mutation. Tandis que certaines professions subissent des ajustements majeurs, de nouveaux métiers émergent, exigeant des compétences jusqu’alors peu explorées ou inexistantes. Dans ce contexte, il est crucial d’analyser les évolutions prévues à l’horizon 2030, d’identifier les compétences clés à maîtriser et d’appréhender les opportunités qu’elles génèrent. Cet article propose un regard approfondi et prospectif sur cette transformation sans précédent.

L’IA, moteur de croissance économique mondiale

Selon un rapport de PwC, l’IA pourrait contribuer à hauteur de 15,7 billions de dollars à l’économie mondiale d’ici 2030, soit une augmentation de 14 % du PIB mondial. Cette contribution repose sur la capacité de l’IA à améliorer l’efficacité opérationnelle, à créer de nouveaux produits et services et à transformer les modèles d’affaires existants. Les secteurs les plus impactés incluent la santé, où l’IA révolutionne le diagnostic et le traitement des maladies ; la finance, avec des outils d’analyse prédictive et de détection des fraudes ; la logistique, où les algorithmes optimisent les chaînes d’approvisionnement ; et l’éducation, en personnalisant les parcours d’apprentissage. Des secteurs comme l’agriculture, avec l’optimisation des cultures grâce à des capteurs connectés, ou l’énergie, via la gestion intelligente des réseaux, bénéficient également de cette transformation technologique. Cette adoption massive de l’IA génère une demande accrue pour des compétences spécifiques, allant de la maîtrise des outils technologiques à la gestion éthique des données.

Des métiers transformés, pas supprimés

Contrairement aux craintes initiales, l’IA ne détruit pas l’emploi, mais elle le transforme en profondeur. Une étude de l’OCDE estime que 14 % des emplois actuels pourraient être entièrement automatisés, mais 32 % connaîtront des changements significatifs dans les compétences requises. Ce phénomène ne concerne pas uniquement les métiers techniques. Les professions traditionnelles, comme celles des ressources humaines ou du marketing, évoluent pour intégrer des outils intelligents qui renforcent la prise de décision et l’efficacité.

Parmi les métiers émergents, les analystes de données et les scientifiques de l’IA occupent une place centrale. Leur rôle est crucial dans l’optimisation des processus et l’analyse prédictive. Les spécialistes en cybersécurité, quant à eux, deviennent incontournables face à l’explosion des cyberattaques ciblant les infrastructures numériques. En parallèle, des postes liés à l’éthique de l’IA apparaissent, avec pour mission d’assurer une utilisation responsable et conforme aux valeurs sociétales. Enfin, les formateurs et consultants spécialisés dans l’IA jouent un rôle stratégique en accompagnant la transformation digitale des organisations. Chez Possibility, nous restons à votre disposition pour vous accompagner dans ces démarches.

Cette transformation souligne également un besoin indispensable de formation continue pour accompagner l’évolution des compétences des employés. Les programmes de reskilling, qui visent à former les employés à de nouvelles compétences pour occuper un poste différent, et d’upskilling, qui consiste à approfondir leurs compétences actuelles pour s’adapter aux évolutions de leur métier, sont devenus essentiels. Ces initiatives permettent aux équipes de rester compétitives face aux nouvelles exigences des métiers. En parallèle, cette démarche favorise non seulement l’acquisition de compétences techniques spécifiques, mais aussi le développement de compétences relationnelles, telles que la communication, l’adaptabilité et la collaboration. Ces dernières sont particulièrement cruciales dans un monde où les interactions humaines et les technologies sont de plus en plus imbriquées, créant une synergie nécessaire entre expertise technique et approche humaine. Nous vous proposons de vous accompagner dans vos plans de formation.

La montée en puissance des compétences technologiques et relationnelles

Pour rester compétitifs sur le marché de l’emploi, les professionnels doivent développer un mélange équilibré de compétences techniques, analytiques et comportementales. La révolution de l’IA a provoqué une hausse exponentielle des besoins en compétences technologiques. La maîtrise des langages de programmation comme PythonR ou Java est désormais essentielle, tout comme la connaissance des outils d’IA, des plateformes de big data et des systèmes de robotique avancés. Ces compétences permettent non seulement de créer des solutions innovantes, mais aussi d’interagir efficacement avec des systèmes complexes qui font partie intégrante des entreprises modernes.

Cependant, ces compétences techniques ne suffisent pas à elles seules. La montée en puissance de l’IA a également mis en lumière l’importance des compétences relationnelles. Dans un environnement en constante évolution, la pensée critique permet de résoudre des problèmes complexes, tandis que la capacité d’adaptation devient un atout face à l’incertitude. La communication interdisciplinaire est essentielle pour collaborer efficacement avec des experts de différents domaines. De plus, des qualités comme l’empathie et la gestion des relations humaines prennent de l’importance dans des rôles nécessitant une interface humaine-machine, comme les métiers de l’éducation ou de la santé.

Les entreprises recherchent désormais des profils capables de combiner ces deux types de compétences. La capacité à comprendre et à exploiter la technologie tout en conservant une approche humaine et collaborative devient une valeur ajoutée cruciale dans un marché du travail transformé.

Les dilemmes éthiques face à une technologie omniprésente

L’adoption généralisée de l’IA soulève des questions éthiques et sociétales majeures. Comment garantir que les algorithmes respectent les principes de transparence et d’équité ? Comment protéger les données personnelles dans un monde où elles sont devenues une ressource clé ? Une étude d’IBM révèle que 78 % des dirigeants considèrent l’éthique de l’IA comme essentielle pour leur entreprise, mais seulement 20 % ont mis en place des lignes directrices concrètes. Ce décalage souligne l’urgence de développer des cadres éthiques robustes pour encadrer l’utilisation de ces technologies.

Les clés pour les entreprises : formation, recrutement et partenariats

Face à ces bouleversements, les entreprises doivent adopter une approche proactive pour s’adapter. L’investissement dans la formation continue est une priorité. En mettant en place des programmes de reskilling et d’upskilling, elles peuvent accompagner leurs employés dans l’acquisition de compétences adaptées aux nouvelles exigences. Par ailleurs, le recrutement ciblé de talents possédant des compétences rares, comme l’analyse des données ou la cybersécurité, est une stratégie essentielle pour renforcer leur compétitivité.

Les partenariats avec les établissements d’enseignement supérieur jouent également un rôle clé. En collaborant avec des universités et des écoles spécialisées, les entreprises peuvent co-développer des cursus alignés sur les besoins du marché. Ces initiatives favorisent l’émergence d’une main-d’œuvre mieux préparée aux défis de demain. Parallèlement, les gouvernements doivent jouer un rôle actif en mettant en place des régulations et des politiques publiques qui garantissent une transition équitable et inclusive pour tous les travailleurs.

Ce qu’il faut en retenir

L’intelligence artificielle redessine en profondeur le paysage professionnel et impose des ajustements dans la façon dont les entreprises et les individus abordent l’emploi. Loin d’être une menace, elle constitue une opportunité majeure pour transformer les modèles d’affaires, créer de nouveaux métiers et accroître la compétitivité. Cette transformation repose cependant sur une adaptation continue : l’investissement dans la formation, la valorisation des compétences techniques et relationnelles, ainsi que l’établissement de pratiques éthiques solides.

Les entreprises qui sauront anticiper ces changements, en accompagnant leurs équipes par des programmes de reskilling et d’upskilling et en collaborant avec des institutions académiques, se positionneront en leaders dans ce nouvel écosystème. Quant aux professionnels, ils auront tout à gagner à développer un mélange unique de maîtrise technologique et de compétences humaines.

En somme, l’IA est une invitation à repenser notre rapport au travail et à l’innovation, offrant des perspectives immenses à ceux qui s’y préparent activement. Si les entreprises et les individus s’adaptent aux nouveaux besoins, cette révolution technologique pourrait bien devenir un moteur de prospérité collective.

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2025-01-12T13:29:26+01:0012 janvier 2025|Catégories : ETI, GE, IA, PME, TPE|Mots-clés : , |0 commentaire

Alsace : Pôle Emploi prévoit près de 60.000 recrutements en 2018

C‘est une confirmation que l’économie repart en Alsace. Pôle Emploi de la région Grand Est annonce près de 60.000 intentions d’embauche en 2018. Il a présenté ce mercredi son enquête annuelle sur les besoins de main d’œuvre.

Près de 60.000 projets de recrutement en 2018 en Alsace : c’est le chiffre avancé par Pôle emploi Grand Est qui a réalisé comme tous les ans une enquête annuelle auprès des employeurs sur les besoins de main d’œuvre. Sur la grande région, il s’attend à une hausse de 16,8% sur un an avec 172 090 intentions d’embauche. C’est le plus haut niveau observé depuis 2010. La moitié des embauches est due à un surplus d’activité et cela profite à tous les secteurs..

Un recrutement sur deux sera difficile cette année en Alsace

Le Bas-Rhin et le Haut-Rhin se distinguent au sein du Grand Est. Les deux départements alsaciens concentrent à eux seuls plus d’un tiers (34%) des projets de recrutement. Le bassin d’emploi de Strasbourg est le vivier le plus important devant celui de Colmar – Neuf Brisach et Mulhouse. La vente et le tourisme sont les secteurs qui recrutent le plus avec l’agriculture et les ouvriers des secteurs de l’industrie.

Pour autant, la situation n’est pas idyllique. En Alsace, les employeurs estiment qu’un recrutement sur 2 sera « difficile » cette année. Cela dépasse même la barre des 60% dans les bassin de Sarre-Union, Saverne et Saint-Louis. C’est particulièrement le cas pour les métiers à faible qualification et peu rémunérés comme les aides à domicile, les serveurs et les cuisiniers. Ces difficultés apparaissent en raison de la pénurie de candidats et des profils non adaptés.

Document Pôle emploi – Pôle emploi

Source: Francebleu

2018-04-19T09:21:18+02:0019 avril 2018|Catégories : Recrutement|Mots-clés : , , , |0 commentaire
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