Devant la multiplication des attaques informatiques, il est urgent que les TPE et PME prennent conscience du risque

Une prise de conscience du risque cyber est devenue nécessaire pour prendre efficacement en charge les risques opérationnels et financiers que font peser les menaces informatiques sur nos économies.

L’année 2021 aura été l’année de tous les records en matière de cyberattaques. Avec 37% d’attaques en hausse sur l’an passé et un conflit international en cours, l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) est en état d’alerte maximale et appelle toutes les entreprises à mettre en place les 5 mesures cyber préventives prioritaires.

Même si aucune aggravation n’a été détectée depuis le début du conflit russo-ukrainien, le risque d’attaques systémiques est toujours d’actualité. Depuis 2020 et la crise du COVID, les techniques d’intrusion ne cessent de se complexifier, et les TPE et PME sont devenues les victimes n°1 des hackers. Une cible certes moins lucrative que les grands groupes, mais plus facile à atteindre, car, le plus souvent, moins bien protégée.

Une prise de conscience du risque cyber est devenue nécessaire pour prendre efficacement en charge les risques opérationnels et financiers que font peser les menaces informatiques sur nos économies.

Les TPE et PME en première ligne face à un écosystème criminel en pleine mutation

Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si une entreprise va se faire attaquer, mais quand ? Les chiffres sont sans appel. Avec une augmentation de +255% de ransomware (rançongiciel) en 2020, la France est aujourd’hui le 3è pays le plus touché par ce fléau et les principales victimes sont… des TPE et PME. Ce virus qui prend en otage les données d’une entreprise et qui exige une rançon en échange de leur restitution est principalement rendu possible grâce à la technique du phishing (hameçonnage). Il s’agit de la technique d’attaque la plus répandue. Elle a pour spécificité de ne pas exploiter de vulnérabilité technique du système informatique, mais les faiblesses de l’être humain pour aboutir à ses fins : il suffit d’un collaborateur qui transmet ses données d’authentification ou télécharge une pièce jointe vérolée via un mail frauduleux pour que l’activité de l’entreprise soit mise à mal.

D’autres types d’attaques font rage aux côtés des ransomware : piratage de site internet, détournements de fonds, vols de données, fuites de données, usurpation d’identité… Les cybercriminels vont également utiliser des failles techniques pour s’introduire dans le système informatique d’une entreprise : un système qui n’a pas été mis à jour ou un serveur mal configuré peuvent facilement faire basculer l’activité de l’entreprise. À cela viennent s’ajouter les vulnérabilités appelées “zero-day”, ces failles techniques jusqu’alors inconnues exploitées par les hackers pour s’introduire dans le système sont en forte augmentation, d’après l’ANSSI.

Aussi, les petites et moyennes entreprises doivent aujourd’hui lutter contre deux types de vulnérabilités pour se prémunir des cyberattaques et protéger leurs données. Les vulnérabilités humaines et les vulnérabilités techniques. Le combat doit se mener sur ces deux fronts. Or, les TPE et PME peinent à se protéger et à mettre en place une bonne hygiène cyber par manque de temps, manque de ressources et de moyens financiers.

Des pertes financières qui peuvent être fatales pour les TPE-PME

Prendre le risque de ne pas se protéger, c’est prendre le risque de perdre 27% de son chiffre d’affaires et de ne jamais se relever après avoir subit une cyberattaque, souligne le dernier baromètre d’Anozr Way. Des faits qu’il est temps de prendre très au sérieux dans le contexte propice aux cyberattaques que nous vivons depuis le début de la crise sanitaire.

D’après le baromètre CESIN 2022, le secteur de la vente en ligne et le secteur financier sont actuellement les plus touchés par les intrusions qui portent atteinte à leurs données avec respectivement 52% et 43% d’attaques réussies. Des chiffres alarmants à mettre en perspective avec les pertes financières engendrées et le danger que cela représente pour la pérennité de nos économies.

Pour éviter que la situation ne continue de s’aggraver, il devient urgent que chaque entreprise consacre le temps et alloue les ressources humaines et financières nécessaires à sa protection.

En matière de cybersécurité, le risque zéro n’existe pas

Prendre conscience du risque passe bien évidemment par la mise en place des bonnes pratiques de cybersécurité. L’ANSSI œuvre énormément à ce sujet en encourageant les entreprises à protéger leurs systèmes informatiques (renforcer l’authentification, accroître la supervision des données) et à mettre en place le minimum pour être prêt en cas de cyberattaque (mise en place de sauvegardes hors ligne et d’un plan de continuité d’activité).

Cependant, cela ne suffit pas pour être efficacement protégé. Une meilleure hygiène cyber permet de réduire le risque, mais n’empêchera pas une attaque par phishing de réussir. Une campagne de sensibilisation aux techniques de phishing permet également de réduire le risque, mais pas d’éradiquer celui-ci. En matière de cybersécurité, le risque zéro n’existe pas.

L’assurance cyber : un indispensable trop souvent négligé

L’assurance cyber est à considérer comme une brique évidente et complémentaire aux bonnes pratiques cyber pour protéger l’activité des petites et moyennes entreprises. Il s’agit aujourd’hui du seul moyen d’être accompagné dans la remise en état du système informatique, remboursé des pertes d’exploitation subies et d’être couvert en cas de dommages causés à des tiers comme une fuite de données confidentielles.

Même si les assureurs cyber traditionnels restent frileux quant à la couverture d’un risque qu’ils ne maîtrisent pas, il existe aujourd’hui de nouveaux acteurs sur le marché qui proposent une assurance cyber accessible et adaptée au plus grand nombre de TPE et PME. Une assurance qui devrait être encouragée par les pouvoirs publics et proposée par tous les courtiers en assurance pour prévenir la propagation des virus au sein de l’écosystème économique français.

Une prise de conscience du risque cyber est indispensable… tant qu’il est encore temps.

Source : JDN

2022-05-04T13:54:14+02:004 mai 2022|Catégories : Digital, PME, TPE|Mots-clés : , , , , |0 commentaire

Le RGPD, un enjeu de confiance et de réputation pour les TPE-PME

La protection des données personnelles est un enjeu majeur pour tous les organismes publics et privés ainsi que toute la population de l’Union Européenne.

L’ensemble des organisations, y compris les TPE/PME, sont tenues d’appliquer scrupuleusement le RGPD – Règlement Général sur la Protection des Données – au risque de s’exposer à des contrôles et de devoir s’acquitter de lourdes amendes.

Pour autant, ces réglementations constituent de réelles opportunités pour les entreprises, tel que le développement de leurs activités numériques au sein de l’UE en se fondant sur la confiance des utilisateurs.

En quoi consiste le RGPD ?

Il vise à garantir aux citoyens une plus grande confidentialité de leurs données personnelles, tout en offrant un cadre juridique unique aux professionnels. Le traitement de ces informations constitue une immense responsabilité et il se doit d’être encadré. Des principes précis sont définis sur la collecte, la consultation, l’utilisation, la minimisation, la modification, la suppression de ces données…

Concrètement, que doivent respecter les entreprises ?

L’application du RGPD ne pourra être conforme sans une adaptation des entreprises. Il leur est demandé une totale transparence sur l’usage des données. Cela signifie que l’information des personnes concernées doit être prévue de manière systématique ainsi que, le cas échéant, leur consentement lorsqu’il est nécessaire. Les entreprises sont aussi tenues de savoir précisément où sont stockées les données personnelles, en privilégiant le territoire de Union Européenne. En cas de violation de ces informations, elles ont un délai de 72 heures pour informer la CNIL ainsi que les personnes concernées dans le cas où cette violation constitue un risque élevé pour la vie privée des personnes concernées. Le dernier point essentiel porte sur la maîtrise totale des données transmises ou revendues à des organisations tierces.

Comment préserver la confidentialité des données ?

Une vigilance absolue doit être exercée sur la sécurité des systèmes d’information. Sans cela, l’entreprise court le risque que les données personnelles soient récupérées par un tiers malveillant et utilisées contre les personnes concernées. Il est essentiel de prendre conscience du risque de cyberattaques et du devoir de protection qu’il en découle. Un audit informatique est donc fortement recommandé.

Dirigeants de TPE/PME, par quoi commencer ?

Il est important de tenir un registre de traitement et d’instaurer une Charte de Protection des Données Personnelles destinée à ses collaborateurs sur la sécurisation de leurs données personnelles. Il s’agit avant tout de recenser les activités de son entreprise : gestion de la paye, recrutement, gestion des accès, formation, activités sociales… Cette Charte a pour objet de les informer sur les moyens internes mis en œuvre pour collecter et protéger leurs informations. Il s’agit d’un excellent moyen de vulgariser et synthétiser le RGPD pour mieux le comprendre et l’appliquer au plus juste avec tous les interlocuteurs au sein de l’entreprise.

En quoi le RGPD peut-il être un avantage pour l’entreprise ?

Protéger les données personnelles des collaborateurs est une première étape dans la conformité des entreprises. Cette démarche doit être étendue aux autres interlocuteurs (clients, prospects, fournisseurs, sous-traitants…) pour renforcer la confiance et valoriser l’image, sérieuse et responsable, de son entreprise. Elle permet aussi d’améliorer son efficacité commerciale, en ayant une gestion rigoureuse et actualisée de ses fichiers. Enfin, respecter le RGPD permet de rassurer ses clients et donneurs d’ordres et ainsi développer son activité commerciale sur des bases solides.
À travers ces éléments, les TPE et PME pourront aborder le sujet du RGPD en toute sérénité.

Source : Entreprendre

2022-04-28T15:09:23+02:0029 avril 2022|Catégories : Conseil, Digital, PME, TPE|Mots-clés : , , , |0 commentaire

Pourquoi le Big Data et la data science peuvent devenir un avantage concurrentiel pour les PME

Les données se trouvent partout au sein de l’entreprise, et les PME ne font pas exception. Cependant, encore faut-il qu’elles soient efficacement équipées pour utiliser pleinement la data science.

Utiliser correctement les données peut avoir un impact non négligeable. Ces données sont partout au sein de l’entreprise, que ce soit dans les feuilles de calcul, des dossiers partagés en ligne ou encore hébergées localement sur les ordinateurs des employés. Les entreprises peuvent tirer d’énormes avantages de la data science – le processus par lequel nous commençons à comprendre les données – en utilisant des informations propres et opportunes pour prendre des décisions rapides et éclairées.

Néanmoins, les PME se confrontent souvent à des obstacles liés à l’aspect technique de la data science. Elles doivent alors aller au-delà de la technologie et se concentrer sur les principes fondamentaux de la stratégie des données, sans s’attarder uniquement sur les projets coûteux ou n’adressant que des problèmes pouvant entraîner des pertes financières importantes. Dans les toutes premières étapes, avant l’identification de ces problèmes, l’analyse des données peut être effectuée à l’aide de feuilles de calcul.

Le principal avantage d’une bonne utilisation des données est la capacité de prendre des décisions éclairées sur la base d’informations quantifiables et vérifiables. Il s’agit d’aller au-delà d’un fonctionnement hiérarchique tel qu’on le connaît depuis des décennies et de laisser la personne la plus proche d’un problème avoir une contribution directe à la résolution de ce problème en se basant sur les données. Cela motive les collaborateurs à deux niveaux extrêmement importants : apprendre et changer.

L’évolution du paysage des données d’entreprise au cours des 20 dernières années

Lorsque le terme de data scientist est apparu en 2001, le plus grand défi était de savoir comment tirer parti de sources de données relativement limitées. Au départ, il n’existait pas de formation spécifique pour préparer les gens aux tâches quotidiennes d’un data scientist, il n’y avait que des spécialistes des bases de données, des mathématiciens, des statisticiens et des physiciens qui écrivaient souvent du code à partir de zéro.

En 2012, le métier de data scientist avait été élu « job le plus sexy du 21e siècle » par Harvard Business Review. Tout le monde s’est alors précipité sur son profil LinkedIn pour ajouter la mention de data scientist et ainsi espérer obtenir un salaire plus élevé.

Par la suite, de nouveaux langages informatiques plus simples ont vu le jour, et nous avons commencé à voir des interfaces graphiques de type glisser-déposer rendant la data science accessible aux non-codeurs, mais elles étaient encore à leurs balbutiements.

À l’époque, les projets similaires au big data que nous connaissons aujourd’hui étaient constitués de données stockées dans différents départements, dans des silos de données difficiles d’accès, et contrôlées par différentes personnes. Ces projets de données nécessitaient un grand nombre d’outils et de produits pour transformer les données de base en quelque chose d’utile pour l’entreprise. Il fallait parler aux spécialistes des bases de données pour avoir accès aux données, apprendre à écrire du SQL ou trouver un expert pour extraire les données… puis les préparer pour l’analyse. Au fil du temps, ce processus s’est considérablement simplifié.

Après avoir analysé les données, il fallait convaincre la direction avant de mettre en œuvre quoi que ce soit.

Il était alors possible de générer une réelle valeur ajoutée à partir de ces applications complexes, mais seulement avec un niveau d’expertise technologique exceptionnellement élevé et une coordination poussée entre de nombreuses personnes. Grâce à ces premiers travailleurs de la donnée ayant jeté les bases de la data science, le modèle a fait ses preuves et la demande pour leur expertise a augmenté.

Les stratégies à connaître pour développer une culture et une activité axées sur les données

Pour développer une culture axée sur les données, il faut disposer de bases solides, y compris au niveau de la direction. En effet, l’équipe dirigeante doit faire de l’analyse une pratique standard, prête à soutenir et à conduire le changement. C’est ce que nous observons dans les entreprises les plus matures sur le plan analytique, et c’est quelque chose qui peut être reproduit au sein des PME.

Pour adopter une approche axée sur les données, il faut commencer par des programmes d’initiation aux données. Pour transformer cet apprentissage en véritable culture, cela nécessite d’intégrer l’analyse dans notre travail quotidien. Cela peut consister en un investissement considérable, mais payant à long terme. Pour que cela devienne une réalité, de nouvelles initiatives sont nécessaires en dehors des déjeuners et des formations habituels, qu’il s’agisse de l’offre de journées d’apprentissage supplémentaires rémunérées, de la gamification de l’apprentissage ou de l’apprentissage axé sur la carrière pour une planification de la main-d’œuvre de bout en bout.

Les personnes les plus proches d’un processus savent où se situent les problèmes, et en amplifiant l’intelligence humaine pour tirer le meilleur de la data science et de l’analyse, elles disposent du contexte et peuvent voir l’impact commercial de la résolution de cette question par les données. Il y a là un avantage énorme à trouver.

Équiper tous les employés pour l’analyse de données, quelle que soit leur expérience ou leur formation

Les technologies et les systèmes modernes devenant de plus en plus accessibles et conviviaux, tout le monde peut devenir un data scientist citoyen – une personne capable d’utiliser l’analyse des données pour créer des informations et de la valeur ajoutée. La question de savoir si les employés doivent être équipés de ces outils ne peut être résolue qu’à un niveau microéconomique par chaque entreprise. Des cas d’utilisation différents nécessitent des approches et des niveaux de gouvernance différents.

Par exemple, l’amélioration des compétences des caissiers de magasin en matière d’analyse de données ne présente qu’un avantage limité, mais doter d’autres employés de back-office ou de directeurs de magasin de compétences en matière d’analyse de données pourrait certainement créer de la valeur. Parmi les cas d’usages possibles, on pourrait envisager d’utiliser la vision par ordinateur pour automatiser l’extraction des données des cartes de pointage pour les feuilles de temps ou même pour automatiser l’extraction du texte des reçus et des factures au sein de la supply chain.

En fin de compte, bien que l’option d’utiliser l’analyse des données soit une option pour tout le monde, les entreprises qui cherchent à améliorer les compétences de leurs collaborateurs doivent toujours suivre un modèle coûts-avantages standard.

Comment les organisations peuvent identifier les bons problèmes à résoudre et y arriver grâce à l’analyse des données

Trouver le bon problème à résoudre est un défi qui est unique à chaque entreprise – bien qu’ils puissent avoir quelques points communs – devant s’y retrouver dans l’amalgame de personnes, processus, anciennes technologies ou même emplacement géographique.

Avant de se lancer dans l’analyse des données, les entreprises doivent systématiquement avoir une idée du problème idéal à résoudre. L’astuce ici est de partir la décision commerciale viser et de travailler à rebours.

Trouver le bon problème est souvent le résultat final de nombreuses victoires à plus petite échelle, car les organisations commencent à comprendre non seulement ce dont elles ont réellement besoin, mais aussi les ressources et les outils dont elles disposent pour y parvenir, tout en éliminant ce qui n’est pas nécessaire. Ces projets que l’on pourrait considérer comme intermédiaires servent de base pour atteindre l’objectif final.

Les technologies de pointe d’analyse de données : un levier essentiel pour les PME dans un marché concurrentiel

La capacité d’intégrer de nouveaux points de données dans un processus analytique, de fournir des informations en temps réel et de s’adapter rapidement aux demandes changeantes du marché est ce qui sépare les entreprises dites digital native ou pure players (Netflix, Amazon, etc) des organisations plus anciennes qui croulent sous la dette technique. L’automatisation du traitement de ces informations permet de dégager une valeur considérable, mais également de libérer le temps des collaborateurs afin de se concentrer sur des missions à plus forte valeur ajoutée pour l’entreprise. C’est d’ailleurs pour cette raison que les employés étant les plus proches de la donnée doivent être inclus dans ces projets dès leur conception ainsi que tout au long du déploiement de ces solutions technologiques.

En investissant dans des outils non techniques tels que des plateformes en libre-service que chaque employé – du service marketing aux opérations commerciales – peut facilement utiliser, ce dernier peut ainsi expérimenter et acquérir de nouvelles compétences liées à la donnée. Ces plateformes peuvent aider les travailleurs à découvrir comment automatiser les processus analytiques afin de dégager de puissantes informations à partir des données, créant ainsi une solide base de compétences pour l’avenir.

L’automatisation de la découverte, de l’analyse et de l’obtention de réponses permet aux entreprises de prendre de l’avance sur leurs concurrents. Néanmoins, une chose est primordiale : tous les collaborateurs doivent pouvoir le faire facilement, cela ne doit plus être la chasse gardée d’une poignée de spécialistes.

Source : journaldunet

2022-04-28T15:33:27+02:0028 avril 2022|Catégories : Conseil, Digital, PME|Mots-clés : , , , , |0 commentaire

Marketplace : la clé de la réussite pour les PME qui font du commerce en BtoC ?

Pour une PME, les marketplaces sont devenues un incontournable pour trouver de nouveaux clients et faire connaitre sa marque. Pourtant, il est souvent le parent pauvre dans une stratégie digitale et 6 entreprises sur 10 n’atteignent pas les résultats escomptés.

Pourquoi les places de marché sont devenues incontournables ?

Quelques chiffres suffisent pour comprendre que le comportement des Français a changé et qu’ils plébiscitent les marketplaces comme meilleur moyen de faire des achats aujourd’hui.

Les différentes études récentes et faites par plusieurs organismes indiquent que :

  • 35 % des Français déclarent faire leurs achats sur des marketplaces (Étude Mirakl)
  • 64 % préfèrent faire leurs courses sur des marketplaces hybrides ou non (Étude Mirakl)
  • 34 % disent découvrir de nouveaux produits grâce aux marketplaces, soit le deuxième canal de découverte après le bouche-à-oreille : 37 % (Étude Dynata)
  • Et enfin, 70 % du CA e-commerce dans le monde sera généré par les marketplaces en 2022 (Gartner Predict)

Les raisons principales de ce succès auprès des consommateurs sont la compétitivité des prix, la rapidité de la livraison et la variété de produits proposés.

Donc, les marketplaces continuent à se développer à une vitesse impressionnante… et prennent le pas sur les autres modèles du e-commerce. Si vous n’en êtes pas encore persuadé, regardez « le Top 20 des sites et applications « e-commerce » les plus visités en France – Internet Global 3 écrans – 4ème trimestre 2021 » où 17 des sites les plus visités sont ou ont adopté le modèle Marketplace !

Le modèle Marketplace est techniquement le même pour chacune d’elles, mettant à disposition du vendeur une plateforme technique et des moyens de promotions afin que celui-ci puisse distribuer ses produits contre une commission sur les ventes. Elles fonctionnent toutes sur la base d’algorithmes de recherche mettant en avant vos produits avec des critères qui peuvent varier d’une plateforme à l’autre.

Une fois cela acté, pour une PME, la première question à se poser est alors « laquelle choisir pour vendre mes produits ? »

Alors, quelles marketplaces choisir pour mes produits ?

Il n’y a pas de réponse toute faite, car cela dépend du type de produits que vous vendez et surtout cela doit s’intégrer dans votre politique commerciale globale et les budgets que vous êtes prêt à engager.

Cependant, quelques principes émergent selon votre objectif :

  • Aller sur celle(s) ayant le plus de visibilité versus votre secteur d’activité
  • Être présent, à minima, sur 3 marketplaces, en général deux Généralistes et une spécialisée sur votre cœur de cible.
  • Prévoir à l’ouverture ou au lancement de nouveaux produits un budget promotionnel équivalent au CA que vous souhaitez réaliser.
  • Promouvoir régulièrement ses produits au travers du référencement payant ou de système de promotion et y consacrer environ 10 à 20 % du CA généré sur ces plateformes.
  • Faires attention à la pérennité dans votre choix de marketplaces, certaines ferment aussi vite qu’elles se sont créées avec des impacts fortement négatifs pour leurs marchands.
  • Au-delà du CA, il convient d’optimiser la rentabilité de chaque canal de vente. Des choix logistiques personnalisés mixant envoi depuis votre logisticien (FBM) et envoi depuis la marketplace (Fullfilment ou FBA) se révèlent souvent être des options gagnantes.

En réalité, il n’y a pas une seule réponse, mais un « mix marketplace » qui vous est propre et doit être personnalisé en fonction de vos objectifs, de vos produits, de votre politique commerciale…bref de l’ADN de votre société.

Si vous souhaitez en savoir plus sur vos choix en fonction de votre activité, c’est par ici.

Une fois le choix fait, la deuxième question à se poser est : comment se rendre visible parmi les milliers de références de ces marketplaces ?

Comment se rendre visible ?

Il y a les grands principes, mais la réalité, si l’on veut être visible sur les premières pages de recherche de ces marketplaces, va résider dans la mise en place d’un ensemble de petits détails permettant à chaque fois de gagner quelques % de visibilité.

C’est l’ensemble de ces détails propres à chaque plateforme qui va faire la différence avec vos concurrents, mais aussi les grandes marques et vous permettre d’être visible.

En effet, il est plus facile en PME de travailler sur les détails et surtout de suivre leurs évolutions pour s’adapter rapidement et profiter de l’effet de nouveauté, par rapport aux grands groupes structurés ayant des milliers de références et des délais de décisions longs.

Pour résumer, les grands leviers permettant de se rendre visible :

Le référencement naturel

Le premier levier est le référencement naturel ou SEO (pour Search Engine Optimization – Optimisation pour les Moteurs de Recherche) qui va dépendre des compétences et de la connaissance que vous avez de vos clients, mais aussi des termes recherchés par votre cible.

Contrairement à Google, où les consommateurs vont pour une très grande majorité effectuer une recherche soit d’informations, soit directe afin de trouver une page, un produit ou un site déjà connu. Les recherches sur les marketplaces vont être à 99% une recherche avec une intention clairement définie d’achat.

Pour faire simple, sur Google votre SEO doit être capable de cibler une recherche du type : « acheter du vin » alors que sur une marketplace, la recherche sera : « vin rouge bordeaux ».

Cela va faire que les algorithmes des moteurs de ces marketplaces vont avoir trois critères prédominants pour mettre en avant vos produits :

  • La pertinence : correspondance entre la recherche et les produits proposés
  • La performance : historique des ventes et du vendeur
  • Les avis nécessairement positifs en moyenne

Le référencement payant

Le deuxième levier est le référencement payant ou SEA (pour Search Engine Advertising – Publicité sur les Moteurs de Recherche) qui va varier selon les possibilités de chaque plateforme.

Le SEA va permettre de mettre en avant vos produits, soit au lancement, soit pendant une période. Ce SEA améliorera mécaniquement votre positionnement SEO au travers de :

  • Promotions
  • Programmes de publicité

Le coût de ces campagnes promotionnelles ou de publicité va varier selon chaque plateforme, mais si on prend pour exemple Amazon le coût du mot-clef se fait par un algorithme d’enchères et dépendra donc de la concurrence existante sur votre produit. Bien piloté, le ROI est toujours positif et les budgets vont dépendre de votre secteur d’activité et de la concurrence. Toutefois, en moyenne, il faut environ prévoir à la création du compte ou au lancement de nouveaux produits le montant du CA attendu et de façon régulière entre 10 et 20% du CA généré sur la plateforme.

Le ROI d’une campagne régulière est compris entre 5 et 20, car contrairement à Google, on cible directement des consommateurs ayant une intention d’achat versus des consommateurs curieux et sans réelle intention d’achat. Il faut savoir que le taux de conversion moyen d’un site web e-commerce en France est de 3% , alors qu’il est estimé à 20% en moyenne sur une marketplace.

De plus, la puissance marketing promotionnelle de certaines de ces plateformes va vous rendre visible et augmentera la demande, bien au-delà de leur propre site. En effet, tous les grands groupes qui font des campagnes de promotions sur les grandes marketplaces observent une augmentation des ventes comprise entre 15 et 30% en magasin physique ou sur leur site e-commerce pendant la durée de ces campagnes.

Le troisième levier est la qualité des fiches, dont les visuels, qui doivent être de grande qualité car :

  • L’acheteur n’a pas ses 5 sens comme en magasin physique, mais plus qu’un seul : la vue.
  • La sélection d’un produit se fait en moins de 3 secondes d’attention par fiche, donc il faut accrocher l’acheteur en allant à l’essentiel.
  • La proportion des achats sur internet faits avec un smartphone a passé la barre des 50% en 2021, d’où l’importance des visuels.

Résultat, une fiche produit ne peut pas être qu’un empilage de mots-clefs. Nous ne sommes pas des robots. Tout l’art du copywriting va consister à inclure les mots-clefs pertinents dans un texte faisant appel aux émotions du client potentiel et créant de la réassurance.

Les images ou visuels sont un fort levier de transformation, car c’est une question de support (le smartphone notamment) et de cerveau :

  • Selon de nombreuses statistiques, le cerveau humain analyse et traite une image 60 000 fois plus rapidement qu’un texte. Il s’agit d’une raison parmi tant d’autres qui fait que le visuel a autant d’impact sur l’acte d’achat.
  • L’acheteur passe d’un produit à l’autre en quelques secondes à peine. Là où les titres se ressemblent de plus en plus avec une concurrence croissante, ce sont des visuels spécifiques qui sauront retenir l’attention du consommateur et le pousser à s’intéresser en détails à votre fiche produit.
  • En plus d’être décodées plus rapidement et facilement par le cerveau, les informations visuelles sont gardées en mémoire à 80%, contre 20% seulement pour un texte lu.

Donc, bien travailler ses fiches produits et avoir une qualité de visuels supérieure à la moyenne est un très fort levier de transformation.

Les autres leviers sont un ensemble de détails que vous pouvez retrouver ici en ce qui concerne Amazon et Cdiscount.

La dernière question à prendre en compte est : qui a les compétences dans mon entreprise pour mettre en place et suivre ses actions pour bien performer ?

Quelles compétences sont nécessaires ?

Difficile de répondre à cette question tellement le poste est riche en compétences nécessaires, en effet un bon responsable des ventes en marketplaces se doit d’avoir :

  • Une connaissance approfondie dans l’optimisation des critères de recherche des moteurs de chaque plateforme où l’on est présent (et oui, chacune a ses outils et ses propres algorithmes de mise en avant SEO et SEA).
  • Une parfaite maîtrise du fonctionnement de chaque Backoffice, là encore spécifique à chaque marketplace.
  • Le savoir-faire des bons usages de la communication directe et quasi-instantanée avec le consommateur final.

Il n’existe pas de formation. C’est avant tout de l’acquis qui s’enrichit au fur et à mesure de l’expérience terrain. Le marché de l’emploi sur les postes liés aux e-commerces est devenu pénurique tellement la demande est forte.

Pourtant il est nécessaire d’avoir une expertise forte qui évolue en permanence pour bien vendre sur les marketplaces. Notre conseil est donc plutôt de prendre le problème à l’envers en évitant de commettre l’erreur de beaucoup de PME qui confient cela à des opérationnels en plus de leur fonction principale, ce qui engendre une qualité pas toujours suffisante ou une surcharge de travail.

Ce canal de vente ne va faire que croitre dans les années à venir. Investir sur de la formation de son personnel, même partiellement sur chaque domaine de compétence, est un bon investissement sur l’avenir. Sinon, faire appel à de la sous-traitance pour rester concentré sur son cœur de métier est une autre stratégie.

Quoiqu’il en soit, adaptez vos ressources à vos ambitions et ne négligez pas les compétences nécessaires ni les budgets au risque de passer à côté de ce fabuleux canal de communication et de vente : 34 % des Français disent découvrir de nouveaux produits grâce aux marketplaces.

Source : JDN

2022-04-23T11:15:31+02:0023 avril 2022|Catégories : Digital, eCommerce, PME|Mots-clés : , , |0 commentaire

Travailler depuis le metaverse devient une réalité

Le metaverse, un véritable nouvel espace de travail à considérer ? Entre fascination et frissons, Mehdi Dziri, directeur général d’Ubiq, une plateforme qui répertorie des bureaux en France, s’est fait son propre avis après une expérimentation de trois lieux physiques différents réunis virtuellement dans un metaverse. Heureusement le ridicule ne tue pas…

Paris, mars 2022. Avec mon casque de réalité virtuelle scotché sur la tête, je rejoins une partie de mon équipe dans notre nouveau bureau virtuel offrant à la team une superbe vue qui surplombe le lac d’Annecy. Dans ce metaverse, tout est aux couleurs d’Ubiq et complètement réaménagé avec nos codes.
Chaque membre de l’équipe s’est créé un avatar qui lui ressemble, à l’exception de notre Head of Product, qui s’est donné un style particulier, avec des cheveux encore plus longs qu’en vrai et un anneau dans le nez. A défaut de pouvoir investir dans des tableaux de maîtres pour notre (vrai) bureau, la semaine dernière, j’ai acheté en NFT le célèbre tableau Le Baiser de Gustav Klimt, qui trône dans notre bureau « metaversien ».

Travailler depuis le metaverse, c’est possible

Immersive, rassurante et créatrice de liens supplémentaires, c’est la première leçon que nous tirons de cette expérience. L’immersion est bien plus complète que lors d’une simple réunion en visio. Bien qu’il s’agisse d’une version Bêta, les avatars sont très réalistes grâce aux expressions du visage, aux postures, aux mouvements des bras, des yeux, des cils même et surtout grâce aux mimiques et voix de chacun, qui elles, sont bien réelles.

Cette immersion totale permet une grande concentration. Le monde réel autour de soi n’existe plus. Brouhaha, bruits de couloirs, conversations proches ou lointaines s’effacent complètement tant l’immersion est complète.

Metaverse is the new télétravail ?

Pour tous les secteurs, le metaverse ouvre un champ des possibles incroyable. Le monde du travail n’est pas en reste. Après deux années de télétravail à marche forcée, créant parfois un sentiment d’isolement, le bureau virtuel dans le metaverse vient créer un territoire inédit, en plus de la maison, des tiers lieux, des coworkings et autres espaces de travail proches de chez soi.

Si télétravailler est devenu la norme, il n’est pas toujours évident de créer un espace inclusif entre des collaborateurs présents au bureau et les remoters, surtout pendant les réunions et ateliers de travail. Depuis notre lieu de vie, on peut se sentir à l’écart. Il faut en permanence rapprocher le micro, parler plus fort, tourner la caméra.

Le metaverse permet de mettre tout le monde sur le même plan. On est dans un monde virtuel, mais connecté à la réalité. Cela permet d’imaginer de nouveaux modèles de collaboration hybrides.

Les limites du casque

Le meilleur moyen pour profiter pleinement de l’expérience Horizon Workroom reste d’avoir un casque de réalité virtuelle. Au-delà du fait qu’on risque de vous regarder bizarrement alors que vous travaillez avec un casque Oculus Quest 2 vissé sur la tête celui-ci est encore trop lourd (un demi-kg !), ce qui limite son utilisation à seulement quelques dizaines de minutes car il peut être gênant pour les yeux, provoquer des maux de tête ou un sentiment de malaise lié à la perte d’équilibre.

À l’heure où on travaille de partout, les digital nomads ont plutôt tendance à réduire leurs équipements et être les plus mobiles possibles.

Pour accéder à son bureau virtuel, le mieux reste d’avoir un bureau physique et sédentaire dans lequel on peut laisser son équipement et paramétrer sa zone de jeu.

Meta is watching you

N’oublions pas que Méta reste Facebook. Il est aujourd’hui possible d’entrer dans le metaverse pour accéder à l’application Workroom Horizon comme aux autres mais uniquement avec un compte personnel Facebook. Dans un monde où cet usage se développe, les casques seront-ils personnels ou fournis par l’entreprise ? Quelle segmentation des usages professionnels et privés permettront-ils ? Et surtout quels nouveaux types de données pourront-ils capter (expressions du visage, mouvements des yeux, etc..) ?

On ne peut pas nier qu’être vu de l’extérieur avec un casque scotché sur la tête nous rend ridicule. Mais plus que cela, cette expérience ne laisse personne insensible tant elle est révolutionnaire d’un point de vue sociétal et psychologique. Cette perspective d’un nouveau monde du travail et d’un mode de vie inédit est aussi effrayante que fascinante.

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Source : start.lesechos

2022-04-18T10:33:06+02:0018 avril 2022|Catégories : Digital, Metaverse, PME|Mots-clés : , |0 commentaire

Marketing automation: les entreprises ne peuvent plus faire l’impasse

Le « marketing automation » est une porte ouverte sur la possibilité d’un travail mené conjointement avec les services marketing et commerciaux, avec pour objectif premier de convertir des leads. Cette avancée technologique, combinée à l’automatisation des process et à la possibilité de piloter tous ces éléments à partir d’une seule et même plateforme permet d’être plus efficace, de mieux rationaliser les coûts et d’avoir de meilleurs résultats.

Dans un premier temps, il est important de se demander sous quelles formes on peut exploiter ces différentes techniques marketing pour développer son business. Mais le sujet que nous nous proposons d’aborder aujourd’hui est le suivant : Quel impact le marketing automation et sa mise en application peuvent-ils avoir sur mon entreprise ?

Marketing automation : une avancée désormais incontournable

Armelle Jaclot, Global Business Manager chez ISDI et responsable de la stratégie marketing du groupe à l’échelle internationale, rend compte du changement de paradigme expérimenté par le marketing au cours de ces dernières années : « Le marqueteur est contraint de s’adapter à ces nouveaux mécanismes pour ne pas se retrouver « à la traîne ». Le marketing d’aujourd’hui place le client au centre de tout. La communication des entreprises se doit d’être précise et en adéquation avec les besoins de ses interlocuteurs. C’est pourquoi l’automatisation constitue aujourd’hui le meilleur allié des services marketing. »

Le marqueteur est contraint de s’adapter à ces nouveaux mécanismes pour ne pas se retrouver « à la traîne ».

Pour tirer le meilleur parti possible de cette automatisation, Salesforce nous explique qu’il est indispensable d’élaborer une stratégie reposant sur quatre axes majeurs : l’e-mailing, les réseaux sociaux, la messagerie mobile et la publicité. Dans chacun de ces domaines, le facteur humain reste déterminant car il permet de développer l’engagement du client, toutefois un logiciel de marketing automation permet de « mener des campagnes individuelles ou multicanales, et de construire sur la base de ces campagnes des « customer journeys » personnalisés pour chaque client. »

Création et analyse des parcours clients à l’aide de Marketing Cloud

Marketing automation
Nous pourrions développer sur plusieurs pages les divers avantages du marketing automation, mais nous avons choisi d’en retenir sept principaux :

  • Lead Capture : Pour mieux saisir les possibilités et la portée de chaque action. Par exemple, les utilisateurs arrivant sur une landing page sont invités à renseigner leurs données (email, code postal et situation professionnelle) pour recevoir un livre blanc ou télécharger un ebook.
  • Lead scoring et management : l’utilisation de données (démographiques, relatives au comportement etc.) pour isoler les clients potentiels des internautes qui sont simplement de passage sur le site ou sur les réseaux. La gestion de ce type de scoring permet aux services marketing et commerciaux d’identifier quels clients sont disposés à interagir avec l’entreprise et quels sont ceux qui ont besoin de laisser mûrir leur intérêt ou leur implication (nurturing).
  • Lead nurturing : ce temps de maturation que nous venons d’évoquer peut être facilité par l’envoi d’e-mails de suivi, et l’automatisation permet de développer l’engagement et de proposer le bon contenu au bon moment, afin de convertir ces leads.
  • Gestion des campagnes : SEO, écoute sociale, gestion de campagnes automatisées… C’est via l’automatisation que l’on est en capacité de se concentrer sur la stratégie, dans la mesure où le CRM nous permet de piloter l’activité beaucoup plus facilement.
  • Gestion du contenu : de la même manière, la gestion des publications sur les réseaux, des e-mails pour les campagnes etc. peut être menée depuis une seule et même plateforme. À noter en plus de cela qu’à chaque fois qu’il est nécessaire d’actualiser une ressource, elle est mise à jour pour toutes les campagnes et sur tous les réseaux en temps réel.
  • CRM integration : l’intégration dans le CRM permet de poursuivre le processus d’activation d’un lead potentiel, dès que l’opportunité se présente sur les réseaux sociaux, et jusqu’à ce qu’il soit envisageable de confier cette éventuelle conversion au service commercial.
  • Rapports et statistiques : le marketing automation permet de collecter une multitude de données. Si l’on combine cela à une intégration réussie dans un CRM, il devient possible de générer des rapports automatisés regroupant ces données, et ce afin de favoriser une planification plus avisée.

Intégrer l’automatisation via un CRM

Parmi les divers avantages relatifs à l’intégration d’une stratégie de marketing automation via un CRM, Salesforce insiste sur la possibilité de signaler les meilleurs leads aux services commerciaux, de diffuser des messages personnalisés, de maintenir le lien avec les leads tout au long du customer journey et d’analyser dans le détail quelles sont les campagnes qui fonctionnent et pourquoi.

Armelle Jaclot insiste par ailleurs sur le fait que « cela permet surtout aux équipes du marketing et aux commerciaux de gagner du temps et de rationnaliser les investissements. Nous disposons en outre d’une meilleure connaissance des leads grâce au système de scoring du CRM, ce qui facilite ensuite le processus de nurturing. En bref, les entreprises bénéficient d’un meilleur retour sur investissement sur les actions menées par leurs équipes, et ce, en fournissant moins d’efforts. »

En ce qui concerne les données, rien de tel que quelques chiffres pour montrer que le marketing automation fonctionne réellement. L’article de Salesforce met en avant les deux chiffres les plus parlants :

  • Le marketing automation fonctionne bel et bien: cette automatisation génère une hausse de 14,5 % des ventes et de la productivité et permet une baisse de 12,2 % des dépenses marketing de l’entreprise.
  • Des leads en forte hausse : le fait d’adopter une stratégie de marketing automation permet de générer une hausse de 27 % du volume de leads, une croissance de 30 % du taux de conversion et une hausse de 25 % du retour sur investissement constaté.

En définitive, l’automatisation du marketing est un jalon clé de développement pour toute entreprise : chaque process automatisé permet aux experts des services marketing et commerciaux de se consacrer à la stratégie globale et au suivi des potentiels clients (lead nurturing). De même, les plateformes de marketing automation permettent d’intégrer à partir d’un seul et unique point d’accès toutes les données relatives à ces différents clients, et de réaliser un suivi beaucoup plus personnalisé – et automatisé – pour chaque prospect.

Lead nurturing ou comment boucler la boucle

“Au sein d’ISDI, l’automatisation de nos process marketing nous a permis de gagner significativement en agilité et de nous adapter beaucoup plus facilement aux fluctuations du marché », confirme Armelle Jaclot. « Aujourd’hui, nous savons à qui nous nous adressons et comment communiquer avec ces différentes cibles, nous connaissons l’impact des différentes actions que nous menons et les données orientent toutes les décisions que nous prenons. Nos équipes commerciales se sentent plus soutenues par le service marketing et nous parvenons ensemble à avoir beaucoup plus d’impact qu’auparavant. »

Selon Gleanster Research, 50 % des leads générés par une entreprise sont potentiellement qualifiés, mais pas encore prêts à se lancer et à acheter.

Avec le marketing automation, il devient possible d’accompagner ou de guider, via le lead nurturing, cette catégorie de prospects sans avoir besoin de constituer une équipe dédiée à la réalisation de ce suivi.

Pour capter davantage de leads, rien de tel que le marketing personnalisé : si l’on en croit le site Pardot, « 77 % des consommateurs souhaitent recevoir du contenu unique et spécifique à chaque étape de leur recherche » (de produit). Sans compter que par le biais de ce processus d’interaction avec le client, il est possible d’enregistrer chaque nouvel input d’information sur ce dernier, ce qui sert ensuite à personnaliser encore davantage la relation client.

2022-04-10T11:56:36+02:0010 avril 2022|Catégories : Digital, ETI, GE, Marketing, PME, TPE|Mots-clés : , , , |0 commentaire

Metaverse College, la nouvelle école dédiée au metaverse

Le Metaverse College est le premier établissement d’enseignement supérieur dédié aux métiers porteurs d’avenir dans le Monde et membre du Collège de Paris. L’école ouvrira ses portes à la rentrée 2022 dans la Grande Arche de la Défense, au cœur du premier quartier d’affaires européen, un écosystème privilégié pour suivre les évolutions tech des plus grands acteurs de l’économie française et internationale.

Métaverse collège
NFTs, Cryptomonnaies, Meta Patrimoine… Le metaverse, cet univers virtuel immersif, est en phase de devenir un nouveau paradigme sociétal à l’ampleur mondiale. Encore peu connu du grand public, l’arrivée de cette nouvelle technologie est imminente. Les paris s’accumulent sur ce que ce nouvel espace numérique attrayant pourrait signifier en termes de monétisation.

Persuadé que ce nouveau terrain numérique qui impacte d’ores et déjà nos usages, nos pratiques et les stratégies des entreprises, représente l’avenir avec de nouvelles opportunités, Ridouan Abagri lance Metaverse College. « Notre mission est de préparer les étudiants aux métiers de metaverse. Mais aussi, de faire en sorte d’avoir des étudiants ’caméléons’ sur ce marché pour répondre à des appels d’offres », explique-t-il.

La pédagogie

Accessible en alternance ou en formation initiale, Metaverse College formera des jeunes profils polyvalents, en charge de la conception d’un nouveau monde virtuel.

Les cours théoriques seront enrichis tout au long de l’année de conférences, visites d’entreprises, workshops avec des entreprises et autres expériences professionnalisantes permettant aux élèves de s’immerger pleinement dans l’univers du metavers et dans son développement exponentiel.

Les formations

L’école a choisi d’orienter ses formations autour de trois grands domaines, appuyés par des établissements spécialisés, membres du Collège de Paris : EXCHANGE COLLEGE – DIGITAL COLLEGE – ECOLE CONTE – faisant ainsi bénéficier Metaverse College d’un socle d’expertises solide :

  • La Fintech : à travers la cryptomonnaie et la blockchain ou le metapatrimoine
  • L’art : les NFTs ou encore le design produit d’œuvres digitalisées
  • Le développement et la data : la conception d’univers virtuels et la gestion efficiente de ces projet

Accessibles dès le niveau bac +3 jusqu’à bac +5, les premiers programmes proposés déboucheront sur des titres RNCP reconnus par l’Etat aux niveaux 6 et 7 :

  • Bachelor 3 Chef de projet Metaverse
  • Ms1 et Ms2 Metaverse & Data Science
  • Ms2 Metaverse Product Designer
  • Ms2 Management de la cryptomonnaie, des NFTs et du metapatrimoine

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Source : Studyrama

2022-03-29T06:38:36+02:0029 mars 2022|Catégories : Digital, Formation, Metaverse|Mots-clés : , |0 commentaire

Pourquoi faire du marketing digital et quels sont ses avantages ?

Le marketing digital consiste à faire connaître et à promouvoir une marque en utilisant tous les canaux numériques disponibles.

Le marketing digital consiste à faire connaître et à promouvoir une marque en utilisant tous les canaux numériques disponibles. Les différents canaux comprennent le web, le SEM (qui comprend le référencement et la publicité par paiement au clic), les smartphones, les boutiques d’applications (Google Play, Apple Store), le marketing par courriel, les bannières publicitaires en ligne et les médias sociaux.

L’utilisation de plateformes numériques nous permet de comprendre le public auquel nous nous intéressons, ainsi que d’améliorer la commercialisation de notre produit ou service. Par conséquent, bien que nous puissions faire appel aux services d’un expert en la matière, il est conseillé de connaître clairement certains de ses principaux concepts. Surtout si l’on cherche à aller de l’avant avec sa propre entreprise et à faire des bénéfices.

Marketing digital
Avantages du marketing digital

Chacun de ces types de marketing a ses avantages. Il ne s’agit pas de privilégier l’un ou l’autre, mais plutôt de reconnaître que chacun peut donner des résultats différents. Tout dépend de votre stratégie et de votre approche. Examinons les avantages de chacun.

Marketing traditionnel

  • Il a un pouvoir de rayonnement indéniable. Le nombre de personnes touchées par la télévision, la radio et la presse écrite constitue sans aucun doute son grand potentiel.
  • Il est totalement axée sur le produit en parlant de ses caractéristiques et de ses avantages.
  • Il est indépendante de l’existence de l’internet, nous pouvons en faire l’expérience simplement en allant dans un centre commercial.

Marketing digital

  • Sa portée ne cesse de croître grâce à l’accès des gens à l’internet et aux plateformes numériques : elle ne cesse de s’étendre.
  • Il évolue constamment : la page d’accueil de Google n’est plus la même il y a cinq ans qu’aujourd’hui, et l’affichage des annonces s’est amélioré.
  • Il se concentre sur l’utilisateur du produit ou du service à promouvoir, sur la connaissance du client, de ses intérêts et de ses besoins.
  • Les résultats de leurs stratégies sont faciles à mesurer, l’accès aux informations recueillies est illimité.
  • Vous pouvez le faire vous-même sans l’approbation de tiers en apprenant comment des outils tels que Google Ads ou Facebook Ads.

Inconvénients du marketing digital

Bien que chacun d’entre eux ait beaucoup à offrir, il est important de reconnaître les avantages de chaque type et de tenir compte des inconvénients afin de les comparer.

Marketing traditionnel

  • Il nécessite un investissement plus important. Ce type de marketing a un coût élevé en raison du niveau d’accessibilité. Les publicités du Super Bowl aux États-Unis, dont les chiffres se chiffrent en millions de dollars, en sont un exemple.
  • Il n’est pas facile de mesurer son impact. Une fois l’investissement réalisé, il n’y a aucun moyen de mesurer son impact pour la marque, car il n’y a pas d’accès automatique aux données qui permettraient de réaliser une telle étude.
  • Il dépendra presque toujours de l’approbation de sociétés tierces qui s’occupent de publicité dans les médias. Cela ne dépend pas seulement de vous mais aussi de l’approbation d’un plus grand nombre de personnes sur votre contenu.

Marketing digital

  • Si vous vous concentrez sur la publicité de masse, vous n’obtiendrez peut-être pas les résultats obtenus par le marketing digital, car ce dernier repose trop sur l’interaction de l’utilisateur avec le numérique.
  • Il nécessite l’utilisation de plateformes numériques et d’un accès à l’internet.

Comment se complètent-ils ?

Chaque type de marketing permet d’atteindre différents types de publics. Si vous envisagez d’utiliser ces deux canaux, il est important de savoir qu’ils viennent compléter votre stratégie.

Par exemple, si vous souhaitez augmenter instantanément les ventes de votre entreprise, un panneau d’affichage sur la porte de votre commerce suffira, offrant une réduction incontournable aux passants. Mais si vous le faites aussi sur votre site web ou par le biais des médias sociaux, les résultats seront certainement encore meilleurs.

Si, en revanche, vous n’offrez pas un produit ou un service qui fait l’objet d’une consommation aussi massive, le marketing digital vous permet d’apprendre à connaître la personne que vous souhaitez cibler et, sur la base des données que vous recueillez telles que la localisation et l’âge, de participer à la publicité de masse pour attaquer cette niche de marché par le biais des médias traditionnels.

L’importance de chacun d’entre eux aujourd’hui

Ce n’est un secret pour personne que l’internet a transformé la façon dont nous consommons l’information. C’est pourquoi le marketing digital et le e-commerce a gagné en force et en présence dans notre vie quotidienne.

La télévision a été remplacée par Netflix ou Youtube, et la radio a cédé la place à Spotify ou Deezer. La presse est passée aux versions numériques ou chaque marque a inventé sa propre newsletter.

Le marketing traditionnel restera important pour ceux dont les habitudes de consommation ne sont pas aussi étroitement liées aux médias en ligne. Vous pourriez vous demander quel genre de personnes sont ces gens ? Les personnes qui n’ont pas accès à l’internet, ou celles qui ne s’intéressent pas aux interactions avec les médias numériques.

Le marketing digital continuera à se développer tant que les plateformes numériques existeront, il n’y a aucun moyen de savoir jusqu’où, mais ce qui est certain, c’est qu’il continuera à se transformer pour améliorer la sensibilisation des utilisateurs et l’expérience de la marque.

Conclusion

Les stratégies de marketing peuvent être mises en œuvre par le biais de canaux hors ligne ou en ligne, l’important étant de savoir comment délivrer le message qui, selon vous, sera le plus utile aux personnes qui connaissent votre marque.

Source : JDN

2022-03-19T08:54:19+01:0019 mars 2022|Catégories : Digital, ETI, GE, Marketing, PME, TPE|Mots-clés : , |0 commentaire

Les PME peuvent rivaliser avec les géants de l’e-commerce ? Oui, grâce aux technologies !

À l’heure de la digitalisation accrue, les e-commerçants peuvent accéder à des technologies de pointe pour concurrencer les plus grands acteurs mondiaux du commerce électronique.

Dotés d’équipes d’ingénieurs et d’investissements importants dans des logiciels, des partenariats technologiques et des outils d’analyses. Grâce aux services SaaS et à un modèle commercial optimal, les e-commerçants à plus petite échelle peuvent se hisser à la pointe de l’innovation à prix raisonnable. Quelles sont les technologies incontournables pour répondre à leurs besoins et tenter de rattraper les grands acteurs mondiaux ?

Les systèmes de planification des ressources d’entreprise (ERP)

Utiles pour un suivi quotidien des entreprises en ligne, impliquant la gestion des stocks, l’analyse des ventes et la gestion des projets, les ERP aident à réduire le temps consacré aux tâches administratives et à gagner du temps pour se concentrer sur d’autres priorités afin de stimuler la croissance. Les meilleurs systèmes ERP s’appuient sur l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle (IA) pour automatiser les processus et offrir des données perspicaces sur l’entreprise. Certains e-commerçants s’associent aujourd’hui à des ERP basés sur le cloud ; une approche innovante qui apporte encore plus de flexibilité, de liberté d’évolution et permet de rester concentré sur le métier de l’entreprise tout en bénéficiant d’une gestion aussi ouverte que sécurisée.

Les prestataires de services de paiement (PSP)

L’utilisation d’un PSP est une évidence pour tout e-marchand en pleine croissance. Ce type d’outil fait office d’intermédiaire entre la boutique en ligne, les options de paiement et les clients. Un partenariat avec un PSP permet d’offrir aux clients plusieurs méthodes de paiement. Les bons prestataires s’occupent également de l’ensemble du processus de transfert des paiements électroniques : ils veillent à ce que les clients paient leurs factures à temps, gèrent les risques de sécurité et de fraude et offrent des informations en temps réel sur leur activité.

Les technologies de gestion de la relation client

Les systèmes de gestion de la relation client (CRM) peuvent aider à offrir de meilleures expériences aux clients, à rationaliser les processus et à augmenter les conversions. Outre les informations de base qu’ils fournissent – historique des clients, incidents, état des commandes – un CRM avancé peut donner des informations plus détaillées, comme le sentiment des médias sociaux sur sa marque et ses concurrents. Ils offrent également désormais des processus d’automatisation de pointe, affinent les activités à l’aide de l’intelligence artificielle et proposent même des chatbots permettant de guider les prospects dans les tunnels de marketing et de vente.

Les outils d’analyse

Les e-commerçants ont désormais accès à de vastes quantités de données clients. Grâce aux outils analytiques, ces données favorisent la personnalisation de l’expérience client, l’identification des fraudes et l’optimisation de la tarification. Elles peuvent également prédire les tendances et la demande pour ensuite permettre de constituer des stocks en amont des pics saisonniers ou même de proposer de nouveaux produits pour augmenter les ventes. Certains des meilleurs outils d’analyse du marché sont basés sur le cloud. Ainsi, ils peuvent traiter et analyser les données extrêmement rapidement, donnant aux e-commerçants un avantage concurrentiel sur leurs pairs. Les outils d’analyse utilisant des technologies avancées telles que l’IA donnent accès à des perspectives et des recommandations.

Les solutions d’expédition

Ces outils peuvent automatiser les processus logistiques notamment la gestion et le suivi des livraisons. L’enseigne peut ainsi organiser les flux d’expédition pour identifier les gains d’efficacité et réduire les coûts. Plus important encore, cela peut favoriser la satisfaction client avec des livraisons en créneau horaire, un suivi en temps réel et des retours simplifiés. Aujourd’hui, les logiciels d’expédition haut de gamme vont au-delà de l’expédition de base et offrent des informations et des notifications en temps réel, automatisant autant que possible le processus logistique avec des rapports pour améliorer l’efficacité.

Au-delà du coût que cet apanage technologique peut représenter, trouver la bonne technologie selon ses besoins n’est pas évident. Il est essentiel de garder à l’esprit lors du choix d’une nouvelle solution qu’elle doit s’intégrer à la technologie utilisée actuellement et réfléchir à la manière dont chacun des outils sélectionnés permettra de faire évoluer son entreprise.

Source : JDN

2022-03-16T06:20:21+01:0016 mars 2022|Catégories : Commerce, Digital, eCommerce, PME|Mots-clés : , |0 commentaire

Conflit ukrainien : les 10 recommandations de cybersécurité pour protéger les entreprises

En réponse à l’évolution du conflit russo-ukrainien, plusieurs agences gouvernementales ont publié des recommandations pour renforcer la cybersécurité. C’est le cas de l’Anssi (agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) en France qui vient de rendre un rapport sur l’état de la menace et les bonnes pratiques à adopter.

Aux Etats-Unis, la CISA (Cybersecurity and Infrastructure Security Agency) a récemment publié un avis intitulé Shields Up. L’agence rappelle que « au cours de la dernière décennie, le gouvernement russe a utilisé le vecteur cyber comme élément clé de sa réponse militaire » et elle prévient que la Russie pourrait envisager des actions visant à perturber l’extérieur de l’Ukraine. Alors, que faut-il faire pour protéger son entreprise ? Inutile de se précipiter et d’apporter des changements radicaux à son réseau. Mieux vaut profiter de ces événements pour faire un audit de l’état du réseau et programmer des changements futurs. Voici quelques-unes des actions à entreprendre, selon les deux agences :

1. Revoir et mettre à jour ses plans de réponse aux incidents

Il est important de passer en revue la planification des réponses aux incidents (IRP). Ces plans sont-ils à jour ? Prennent-ils en compte les dernières cyberattaques destructives menées par la Russie contre l’Ukraine ?

2. Renforcement des solutions et services de sécurité

Le guide intitulé « Hardening to Protect Against Destructive Attacks » (« Renforcement pour se protéger contre les attaques destructrices ») publié par l’entreprise de sécurité Mandiant contient de nombreux conseils qui méritent l’attention. Mandiant et la CISA recommandent en premier lieu aux entreprises d’examiner tous les accès distants de leur réseau et de mettre en place une authentification multifactorielle (MFA). Personne ne devrait pouvoir se connecter à distance sans une modalité d’authentification supplémentaire, en plus du mot de passe, soit via une application à deux facteurs, soit à l’aide d’un jeton qui fournit un code à saisir.

Même conseil de la part de l’Anssi qui prône une authentification forte nécessitant l’utilisation de deux facteurs d’authentification différents soit :

  • un mot de passe, un tracé de déverrouillage ou une signature
  • un support matériel (carte à puce, jeton USB, carte magnétique, RFID) ou a minima un autre code reçu par un autre canal (SMS).

3. Exploiter des sources externes d’informations sur les menaces

Que ce soit à l’aide d’un outil partagé entre collègues sur un forum ou une session de chat, il est important de partager des informations et d’échanger des conseils entre personnes ou communautés de confiance en privilégiant les informations spécifiques à son secteur d’activité. Len entreprises qui ne disposent pas de ce type de ressources peuvent s’informer via des canaux gouvernementaux comme Infragard aux États-Unis, et vers la ressource locale de sécurité informatique de leur pays. En France, ce rôle est assuré par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). Les conseils et les informations du CISA, de l’Australian Cyber Security Centre et de l’UK National Cyber Security Center, pour ne citer que ceux-là, offrent également des ressources accessibles à tous.

4. Évaluer les risques de la connectivité Internet et réseau

Les entreprises qui se trouvent dans une zone à risque doivent se préoccuper de la sécurité de leur connectivité Internet et réseau. Selon plusieurs rumeurs, des banques et des entreprises ont été ciblées par des attaques en Ukraine. N’oublions pas que l’attaque par ransomware Maersk visait à l’origine les entreprises ukrainiennes. En juin 2017, NotPetya avait également ciblé des entreprises en Ukraine, s’en prenant spécifiquement aux institutions gouvernementales, financières et énergétiques.

5. Étudier les risques liés aux liens des entreprises et des infrastructures avec la Russie

Si l’un des déploiements dans le cloud de l’entreprise se fait sur des serveurs en Russie, celle-ci peut envisager de déplacer ses données vers un autre datacenter. Et si une entreprise utilise les services de développeurs de logiciels ou d’un support informatique basé en Russie ou dans des pays environnants, elle devrait aussi en évaluer l’impact sur son réseau, et s’interroger sur des alternatives éventuelles.

6. Rattraper son retard en matière de correctifs

Plusieurs campagnes de correctifs se sont succédées ces derniers mois, correctifs que certaines entreprises ont peut-être omis d’appliquer. Un passage en revue des vulnérabilités exploitées connues, en particulier celles identifiées et listées par la CISA, permet de s’assurer au minimum que ces correctifs ont été appliqués. Configurer son pare-feu en limitant l’accès aux seuls sites et lieux qui ont réellement besoin de se connecter au réseau de l’entreprise fait aussi partie des bonnes pratiques. Pour les services cloud, la tâche peut s’avérer plus complexe, mais pour les serveurs sur site qui ne fournissent pas de services à tous, le filtrage des accès selon des profils personnalisés constitue une bonne parade. Une limitation de l’accès du contrôleur de domaine à ceux qui ont vraiment besoin de se connecter au site est également une parade efficace.

7. Remonter la sécurité dans Microsoft 365

L’enregistrement de toutes les informations qui pourront fournir des renseignements utiles en cas d’attaque fait aussi partie des recommandations. Une entreprise à haut risque disposant d’un abonnement Microsoft 365 peut activer l’abonnement de sécurité E5 plus élevé pour certains de ses utilisateurs, mais pas nécessairement pour tous. Les offres Microsoft 365 permettent aussi de mettre en place une journalisation, une investigation et une protection supplémentaires pour des utilisateurs spécifiques.

8. Tester les processus de sauvegarde et de restauration

En cas de restauration de ses systèmes, l’entreprise doit savoir si elle pourra restaurer un grand nombre de services en même temps. Pour cela elle doit disposer d’une liste de contrôle précisant toutes les étapes de la restauration. Il est préférable de tester à l’avance son processus de restauration. Estimer le temps qu’il faut pour restaurer un seul serveur et l’ensemble du réseau peut fournir un autre indicateur intéressant à l’entreprise.

L’Anssi ajoute dans ces recommandations des sauvegardes régulières de l’ensemble des données, y compris celles présentes sur les serveurs de fichiers, d’infrastructures et d’applications métier critiques.

9. Préparer le personnel IT et de sécurité à la gestion de crise

L’entreprise a tout intérêt à préparer son personnel IT à ce type d’évènement. La pandémie avait déjà mis de nombreuses ressources IT à rude épreuve, avec parfois des réductions dans les budgets. Il est important d’estimer l’état de ces ressources et la préparation du personnel sur les plans de réponse aux incidents pour réévaluer ses priorités. Quelle que soit sa taille, l’entreprise a tout intérêt à savoir de quelles options et de quelles ressources elle dispose.

Elle peut profiter de ce contexte pour faire des simulations et s’assurer qu’elle est prête à faire face aux risques. Des jeux de carte comme « Backdoors and Breaches », de l’éditeur Black Hills, permettent de générer des risques types et de tester les réactions à ces problèmes. Ces jeux permettent à l’entreprise de tester des scénarios réalistes, par exemple l’ingénierie sociale, la compromission de serveurs Web et le bourrage d’identifiants. Le gardien français rappelle des règles de bon sens. « Définir des points de contact d’urgence, y compris chez les prestataires de services numériques et s’assurer d’avoir les numéros en version papier est particulièrement utile dans ces situations ».

10. Évaluer les faiblesses du réseau

L’entreprise doit analyser son réseau externe et identifier ses faiblesses. Pour cela, elle peut faire appel à une équipe de pentesteurs ou à un consultant externe. Aux États-Unis, une entreprise qui travaille pour une administration fédérale, d’un état, locale, tribale ou territoriale, ou une entreprise d’infrastructure critique des secteurs public et privé, peut profiter gratuitement des services d’évaluation de la cybersécurité du CISA. Sinon, toute entreprise peut au minimum identifier les risques auxquels elle est potentiellement exposée à l’aide de moteurs de recherche publics capables d’identifier les vulnérabilités dans un réseau externe. Avec des outils comme Shodan et Censys, il est possible de savoir à quelles informations du réseau les attaquants ont accès.

Il est important pour chaque entreprise de passer en revue les risques auxquels elle est exposée et de savoir où se trouvent ses faiblesses. Les attaques complexes commencent souvent par une simple faille qu’un attaquant peut utiliser ensuite pour se faufiler, effectuer des mouvements latéraux, enquêter et attendre le bon moment pour lancer son attaque.

Source: le monde informatique

2022-03-05T14:20:30+01:006 mars 2022|Catégories : Conseil, Digital, ETI, GE, PME, TPE|Mots-clés : , |0 commentaire
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